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 Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.

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MessageSujet: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Jeu 25 Sep - 16:21


Shit, c'est qu'il fait froid dans c'pays. Mais bon, au moins, y'a pas âme qui vive comme on dit. J'suis tranquille. Pour une fois depuis pas mal de temps en fait... Et c'est agréable de simplement se promener comme ça, mains dans les poches du bout d'tissu éliminé qui me sert de pantalon. Enrobé dans ma veste je lève les yeux, j'observe au-delà de toute cette pollution lumineuse qui me gâche mon plaisir. J'aime pas les villes. J'aime pas toute cette agitation, ça me rend dingue et extrêmement nerveux. Extrêmement sensible aux autres, et ça, c'est pas moi. La ville, ça me change trop pour que je daigne y rester plus d'une heure d'affilée. Et puis il faut s'installer bien plus en hauteur que sur ce minuscule banc sur lequel j'ai élu domicile pour la nuit afin de voir ne serait-ce qu'un semblant d'étoiles. Je me suis pourtant placé au coin le plus sombre, le moins avenant, mais rien à faire, y'a toujours ces foutues lumières qui m'éblouissent excessivement la rétine. C'est un coup à vouloir détruire ces lampadaires un par un... Mais non, je préfère encore éviter que des représentants de la loi se ramènent pour tapage nocturne ou que sais-je d'autre. C'est ça le plus chiant dans la vie que j'ai choisie ; fuir, toujours fuir, fuir pour un rien. Je préfère affronter crânement les choses, moi. J'aime pas me défiler. Il y a toujours ce petit goût de lâcheté qui me reste en travers de la gorge par la suite.

J'inspire profondément l'air de la nuit, et de douces fragrances de pluie et de terre emplissent mes narines, me rappelant furtivement qu'à la lisière de la ville subsiste toujours une partie de nature, aussi réduite puisse-t-elle être. Ça fait du bien d'être en communion avec ce qui nous entoure, un besoin de se ressourcer que je comprends parfaitement. Les hommes sont si étranges de se barricader ainsi entre quatre murs de béton épais au moindre problème, comme s'ils voulaient se couper de tout, rester seuls et condamnés à ne jamais connaître le bonheur d'une averse glacée qui vous tombe dessus à l'improviste alors que vous êtes justement couvert de boue des pieds à la tête. Ah si, ils appellent ça une douche. Pf. C'est juste une tentative pour copier Mère Nature, ça. Ils sont d'un illogisme...

Mes pieds semblent se mouvoir tout seuls, comme dotés d'une volonté propre qui m'a toujours surpris et passionné. Ils m'emmènent où bon leur semble et moi je les suis comme inconscient du reste, du courant d'air frais qui s'amuse à me lécher le torse et à décoiffer ma coupe de cheveux très sommaire, du claquement sec des pans de ma veste qui volent derrière moi tandis que j'accélère la cadence... C'est bon, j'en viens à fermer les yeux, me concentrant sur mes autres sens pour me guider. Mes sens qui viennent de la partie féline en moi. Les humains sont trop limités. Moi, je vois ce qu'ils ne peuvent que vaguement distinguer, vaguement ressentir avec leurs capacités trop vite atteintes. Et actuellement je sens cette merveilleuse odeur de nature, j'anticipe les bourrasques fraîches, je devine chaque possible obstacle grâce au bruit que me renvoie le vent en allant cogner dessus. Et c'est grisant. Je marche sans but, je dévale les rues sans savoir vers où je me dirige ou quel sera mon abri pour quelques heures de sommeil bien méritées. J'ai rien pu m'mettre dans l'estomac, non plus. Bah, je trouverai bien quelque chose en rentrant...

… Non, je ne rentre pas. C'est une vieille habitude que je dois à tout prix perdre. Rentrer signifierait l'affronter, « elle », et je n'en ai aucune envie. Je n'ai pas envie de devoir me justifier devant quelqu'un. J'ai goûté ma liberté, et je l'aime trop pour « la » laisser encore une fois me passer le collier autour du cou. D'une manière symbolique, ou non...

Un bruit au loin cependant me fait rouvrir les yeux, tandis que je me faufile dans une ruelle, méfiant. A ce que je peux deviner, une patrouille. Trois individus, plus deux chiens de race encore inconnue – enfin, si je me fie à mon odorat. Et oui, je m'y fie énormément, il n'y a donc aucun doute à avoir. Il faut déguerpir au plus vite. S'ils me trouvent, c'est fini. Adieu liberté, bains aux rives du lac, promenades sur les toits bercé par le clair de la lune. Je suis prêt à faire des compromis, mais ceux-là n'entrent même pas dans ma partie du marché.

Je pourrais les bouffer, tout simplement. Mais aussi doué que je sois -et je ne suis pas vantard, je possède un réel don pour la chasse qui relève plus de mes ancêtres poilus que d'une quelconque éducation-, je ne fais pas le poids contre cinq individus. Il faut savoir lâcher prise parfois... A mon plus grand regret.

Souplement me voilà parti, je ne fais aucun bruit je le sais, je suis la discrétion incarnée. Me glisse par la porte entrebâillée d'un bâtiment quand j'entends les reniflements avides de ces chiens puants se rapprocher un peu plus. Je ne veux pas prendre de risques, mais je ne laisse aucune trace de mon passage, je le sais. J'ai déjà dit que j'étais doué. Sans cela, je serais déjà en train de pourrir au fond d'une de ces cellules miteuses qu'on m'avait déjà décrite il y a des années, quand j'avais fait telle ou telle bêtise... Non, très peu pour moi. J'ai besoin d'espace, le plus possible, sans aucune autre forme de vie qui grouille dans les alentours tant qu'à faire.

Je grimpe quelques marches là, au fond à droite, avant qu'un couloir puis un autre ne s'offrent à moi. Que devrais-je faire... Et les canidés qui approchent, je le sais, je sens leur odeur immonde et je les visualise très bien tirer impatiemment sur la laisse de leur maître pour forcer celui-ci à avancer. Et moi, je devrais au moins cacher la mienne... Oui, c'est une si bonne idée que j'en viens à me demander pourquoi je ne l'ai pas eu avant. A méditer, mais pour le moment j'ai pas le temps, je dois à tout prix me trouver une cachette acceptable, quitte à user de la force pour cela... J'emprunte un couloir au hasard, et finalement, je louche sur cette silhouette qui semble bouger là-bas. Près d'une porte. C'est ma chance, et je ne dois pas la rater... Il pue l'odeur proprette d'un humain miniature, il ne peut rien contre moi. Je me tapis dans l'ombre du couloir, et j'ai l'impression que l'adrénaline qui fait augmenter ma fréquence cardiaque est en train de lui crier que je suis là, qu'il est suivi par le grand méchant tigre, qu'il... Je fais taire ma conscience toute humaine et dans un dernier bond, j'attrape sa gorge entre mes doigts, entre mes griffes, me plaquant dans son dos comme une ombre froide et inquisitrice.

« Ouvre cette foutue porte. » Que je m'entends lui gronder à l'oreille et à voix basse, un ordre plus qu'autre chose. Je ressers mon emprise sur sa pauvre chair, et le grain de sa peau si inutilement agréable sous mes doigts me plaît tellement que j'ai bien peur de l'égorger avant même d'avoir eu ce que je voulais. « Vite. »


Dernière édition par Haiko le Mar 25 Nov - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Jeu 25 Sep - 16:27

Come on dear, I'm so fucking hungry ~

Feat Haiko

Encore une journée à ne pas faire grand chose d’autre que te prélasser. Combien de temps as-tu passé sur cette île, déjà ? Deux jours et deux nuits. La troisième commence, alors que tu arpentes les rues, appareil photo dans le cou, à la recherche de la proie de ton objectif. C’est beau ici, vraiment. Tout est nouveau pour toi, exotique et rafraîchissant. Tu apprécies chaque petites choses, si insignifiantes soient-elles pour les habitants de cette ville. Il faut dire que tu n’as connu qu’une vie banale, et pour ton premier voyage, tu n’y vas pas de main morte. Au diable les lieux touristiques, les auberges grand luxe et les ‘’open-bars’’.  Ton côté un peu bohème et ta curiosité ont préférés te donner des envies d’aventures, des idées de grandeur. Alors c’est le monde que tu as choisis pour voyage. Une année complète que tu t’es offert, en prenant soin d’amasser de l’argent. Heureusement que tes parents t’ont aidés d’ailleurs. Tu en as même un léger sourire, en y repensant, tandis que tu reviens tranquillement vers l’hôtel pas trop cher que tu as trouvé –tout seul, comme un grand-.

Ce soir, tu as photographié des lumières, surtout. Le jeu sensuel des ombres, la luminosité presque magique de certains lampadaires lorsque reflétée par les gouttelettes de cette pluie que tu as regardé tombé du restaurant où tu t’es arrêté mangé. Toutes ces choses que les gens ne voient pas. Au fond de toi, tu sais ne pas vouloir faire de cette passion ton métier. Et puis de toute façon, tes photos sont sans doute belles, mais elles n’ont rien à voir avec les grands artistes qui sèment la terre. Non toi, tu es plutôt du genre à n’avoir aucun grand talent, mais plusieurs petites passions. Tu ne peux t’arrêter à une chose, de toute façon. Le monde est si grand, pourquoi se contenter de si peu ?

Tu plonges la main dans la poche arrière de ton jeans pour en sortir les clés liées d’une longue chaîne métallique, réfléchissant aux photos que tu choisiras, à celles que tu enverras à tes parents, joint d’une petite note. Normalement, tu passeras un mois dans chaque pays que tu visiteras, et tu veux leur montrer chaque petite chose que tu trouves, comme s’ils étaient là pour le voir avec toi. Il faut dire que malgré la distance, vous êtes une famille assez proche. Unique enfant, tu as eu droit à toute l’attention, et même si tu as une personnalité plutôt solitaire, cela n’a jamais empêché tes proches et toi de communiquer. C’est peut-être parce qu’ils ont confiance en toi, justement, que tu n’as pas besoin de tout leur dire pour qu’ils comprennent. Tu les aimes, tes parents. Ce sont tes meilleurs amis.

«Ouvre cette foutue porte.»

Ton cœur cesse de battre l’espace d’une seconde, pour mieux accélérer dès la deuxième. Que se passe-t-il ? Tu mets un instant à comprendre que ta gorge est prisonnière d’une main griffue. Ce n’est pas un humain qui est derrière toi, cela te semble évident. Pourquoi ? Qu’as-tu fait ? Des images défilent rapidement en ton esprit. Depuis ton arrivée, tu as croisé bon nombre d’hybrides accompagnés de maître. Tu te repasses tous les visages, et bien que tu ne puisses t’en souvenir, chacune de leurs expressions te marquent à l’instant. Comme la plupart te semblaient tristes, vides, prisonniers.

«Vite.»

La voix grave de ton assaillant t’extirpe de tes inutiles constatations, et tu t’exécutes. Serait-il vraiment sage de faire autrement ? Tu doutes pouvoir échapper à une poigne aussi forte, à cette silhouette que tu devines plus massive que la tienne et surtout, à cette sensation de danger qui te ronge jusqu’aux os. Alors tu tournes la clé, rapide, pressé par cette panique qui possède. La porte s’ouvre devant toi, dévoilant ta modeste chambre. Il n’y a qu’un lit double, deux tables de chevet, un fauteuil, une commode et la salle de bain. Sur le bureau se trouve la télévision que tu ouvres tous les jours, rien que pour t’habituer à entendre la langue nippone. Juste à côté, ton ordinateur portable, duquel tu peux communiquer avec tes parents, la veste que tu portais hier, et un verre d’eau vide. Droit devant toi, la petite fenêtre au bord de laquelle tu as déposé quelques  fleurs achetées dans des pots de terre cuite. Le rideau est tiré, on ne peut les voir, mais tu sais qu’elles sont là, innocentes et aveuglées pour la nuit. Ton lit n’est pas fait, tu n’es pas le plus ordonné. Un oreiller à sa place et l’autre au milieu du matelas, avec le tas de draps que tu as jeté en boule ce matin. Et puis au sol se trouve ta valise ouverte, appuyée  contre le fauteuil sur lequel tu as vidé la plupart des vêtements.

Tu ne vois pas grand-chose, la lumière encore fermée, mais tu sais exactement où tout se trouve. Et tu te demandes, les griffes acérées autour de ta gorge qu’il serait si facile de briser, tu te demandes si ce sera ça, ton dernier souvenir.
 

Codage par Bambi.



Dernière édition par Jared C. Weaver le Mar 4 Nov - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Dim 12 Oct - 14:19

Oh mon dieu. Je peux déjà sentir son effroi, sa peur liée à la surprise de mon emprise. Ça sent bon. J'ai presque envie de fourrer mon nez au creux de son cou et de l'y lécher pour attendrir sa peau. Humer ce parfum incroyable directement à la source... J'ai si faim, bon sang. Je ne tiens le peu de raison qu'il me reste qu'à cette crainte d'une rencontre avec les vilains humains bien trop imminente pour moi... Sinon j'aurais adoré arracher des lambeaux de cette chair si tentante, si blanche sous mes griffes, lapper chaque goutte de son sang avec soin. Non. Pour plus tard, tout cela. La survie prime sur absolument tout, même sur le fantasme d'un festin que je devine par avance royal.

Je glisse mon bras autour des épaules de ce jeune homme que je devine frêle – mais devant moi, n'importe qui aurait l'air frêle, chétif... J'en ai vu pas mal faire ce geste, en venant par ici. J'imagine qu'il s'agit d'un automatisme qui les pousse à serrer leur compagne contre eux, une marque de possession tout autant que de protection. Mais qu'il ne se leurre pas, je n'aspire pas à le protéger, je veux simplement me fondre dans la masse en adoptant le comportement de ces réels humains. Et enfin, le déclic de la porte annonçant son ouverture, que j'accompagne d'un discret soupir de soulagement... Mes menaces fonctionnent toujours. Le petit « truc » qui fait que ce procédé fonctionne à coup sûr, c'est de ne pas hésiter. Si l'on n'est pas prêt à faire ce que l'on énonce, ce n'est pas la peine d'essayer de se montrer menaçant. Tu peux avoir tout, une carcasse intimidante, un air de gros dur insensible, si tu manques de crédibilité, c'est toi qui deviens la proie. Et ce p'tit gars il a bien compris ça, si j'en juge à la rapidité à laquelle il a obéi. Il a compris que moi, je n'hésite pas. Et que je prendrais même plaisir à le déchiqueter. Instinct de survie pas trop mal développé, pour un primate...

Je me fiche de la déco, du bordel qu'il peut y avoir ou non et de la couleur des murs. Je veux juste me terrer ici pour la nuit... J'aurais bien foutu ce gosse désormais inutile dehors mais franchement, j'ai pas envie qu'il rameute tout l'immeuble en venant cogner contre la porte pendant des heures. Ça pourrait attiser la curiosité de certains messieurs en uniforme... Donc je le pousse sans douceur aucune, qu'il finisse écrasé contre le lit ou qu'il se ramasse la gueule, j'en ai rien à foutre. Par contre j'ai bien pris soin de lui chopper ses clés avant. Ça, ça peut toujours me servir. D'un coup de pied que je peux qualifier de relativement impatient je referme cette porte, elle claque brutalement, et le son tiré m'arrache un sourire bien satisfait. Enfin. Je sens mon calme habituel m'envahir, et c'est le pied de se dire que pour une fois je n'ai pas à rivaliser d'inventivité pour me frayer un chemin entre les allées et venues des représentants de l'ordre. J'ai pas à fuir, à me cacher dans un recoin de ruelle qui pue l'homme ou à me rouler dans la boue pour modifier mon odeur bien trop caractéristique de tigre. Et c'est jouissif.

Bon, maintenant, ce gosse. Je sais bien que j'ai une vision de nuit mille fois supérieure à la sienne, mais franchement, j'arrive pas à distinguer sa petit bouille d'humain propre sur lui – ouais, je peux sentir l'odeur de lessive qui émane d'un peu partout dans la chambre. Ça me rendrait presque malade. J'aime pas les odeurs aussi peu naturelles. Ça me rappelle trop... les autres singes chez qui j'ai pu loger. « Elle », surtout. Cette gamine chiante et incorrigible. Mais attachante... Non, je ne devrais pas y penser. Surtout pas en une telle situation. Me concentrer uniquement sur la source de chaleur que je sens à quelques pas de moi. Attraper ce bras dont je peux délimiter tant bien que mal les contours... Je l'attire contre moi avec douceur, ou du moins avec plus de douceur que ce que j'ai fait preuve il y a quelques cinq ou six minutes. Respire l'odeur de la peau de son poignet, un parfum enivrant.

« Maintenant, tu ne vas simplement plus bouger. Compris ? Et je t'interdis d'allumer la lumière avant que je ne te le dise. »

Comme si j'en avais besoin, moi... Mais c'est surtout pour ne pas que l'on pense qu'il y a quelque chose de singulier par ici. Silence et obscurité, ça devrait marcher... Sinon, leur balancer ce corps chétif dans le ventre et puis s'enfuir par la fenêtre. Mmmh. A voir. Pour le moment, faire les cent pas devant la porte me suffit... Vérifier qu'il ne s'enfuie pas et n'aille prévenir personne, cet Humain... Comme quoi quelques années dans la Nature m'ont rendu plus paranoïaque que jamais. J'ai beau me dire que ce n'est que pour mon bien, pour ne pas finir exploité par tous... Non, vraiment, là de suite j'ai juste envie de m'étendre sur ce lit et dormir au calme pendant une heure. Ou deux. Malgré la puanteur environnante, mais ça, ça devrait passer encore... Puis forcer ce gosse à me donner quelque chose à manger. Mh. Peut-être lui demander gentiment. Ou le dévorer lui, comme j'y pensais tout à l'heure... Peu importe, j'ai faim, sommeil, besoin de calme et de ne pas craindre pour ma vie un petit moment. Une couverture un peu plus chaude que ma veste serait la bienvenue aussi... Mais bon, autant ne pas en demander trop pour le moment. Et puis j'aime pas tant que ça me plaindre. Cette vie je l'ai choisie en toute connaissance de cause. Vraiment.

Juste camper devant cette porte... Le reste importera plus tard.
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Sam 18 Oct - 12:47

Come on dear, I'm so fucking hungry ~

Feat Haiko

La peur empli chacun des pores de ta peau, et le fait de sentir le bras que tu devines fort autour de toi n'aide en rien à te détendre. Car si le geste aurait put être agréable en d'autres circonstances, avec d'autres personnes, là, tout de suite, il te donne plutôt l'impression d'être prit au piège, enfermé d'une prison de chair et de tissu dont tu n'auras jamais la force de t'échapper. Sous les muscles de ce bras, tu devines déjà un visage aux traits durs, une expression glaciale et puis tu t'imagines même des cicatrices, un truc qui déforme le visage en une atroce grimace. Mais tu as trop d'imagination. On te l'a si souvent dit.

Tu n'as pas le temps de laisser tes yeux s'habituer à l'absence de lumière dans la chambre, que déjà, ton assaillant te propulse vers la noirceur qui t'englobe. Un autre aurait sans aucun doute tombé. Cet homme est fort, largement plus que toi, mais tu es un bon nageur et tes jambes sont solides, alors à défaut de t'écrouler contre le sol, tu fais quelques pas, titubant quelque peu avant de finalement te retourner vers cette personne que tu ne vois pas. La porte est déjà refermée, la lumière complètement disparue. La panique revient de plus belle, toi qui ne voit pas dans le noir, toi qui semble si chétif et prêt à être brisé par ce inconnu qui a décidé de s'en prendre à toi, sans que tu ne comprennes encore ce qu'il espère de toi. Le silence est lourd, insupportable, et tu te demandes à l'instant si tu serais capable de courir vers la fenêtre, si tu aurais le temps de la déverrouiller et de t'y glisser pour fuir cette étouffante situation. Mais tu n'es pas sot. À en juger par la force musculaire que tu as pu deviner, ton attaquant aurait tôt fait de t'arracher la face.

Et puis le voilà déjà qui te ramène contre lui, silencieux, calme, tout pour troubler un peu plus ton esprit déjà embrouillé par la panique. Tu peux sentir son corps contre le tien, ses mains contre toi et puis ce visage qui vient tout près de ton bras pour... pour humer ton odeur. Un long frisson d'horreur te traverse à l'instant. Tu écarquilles les yeux, même si tu ne peux rien voir, ton corps se crispant au moment où tu t'imagines dévoré par l'hybride. Car même si tu ne peux certifier son origine, tu en es convaincu, ton assaillant n'est pas humain.

« Maintenant, tu ne vas simplement plus bouger. Compris ? Et je t'interdis d'allumer la lumière avant que je ne te le dise. »

Il te lâche. Fait les cent pas. Tu sembles être devenu son prisonnier, et pourtant, tu n'as pas ressentit de haine dans sa voix. Simplement de l'autorité, comme un ordre nécessaire. Il fuit, c'est évident, et tu es sa seule source d'une potentielle survie, la personne qui était là au bon moment. Ou au mauvais, ça dépend du point de vue. Et du tien c'est largement évident que rien de bon ne s'amène. Tu as chaud, tu étouffes, tu te fais des scénarios assez sanglants en te rappelant les griffes que tu as entrevue sur sa patte. Et puis, des bruits de pas résonnent à l'extérieur. Le silence semble devenir lourd entre l'hybride et toi, et tous tes sens n'attendent que le signal de départ. Tu peux entendre des mots, et bien que la porte te coupe la conversation, tu peux reconnaître les mots: où, rapide, disparu. Tu comprends le sens des phrases, elles te confirment que cet homme qui t'a attaqué est bel et bien poursuivie par des gens. De là où tu es, tu ne peux confirmer si se sont de bonnes ou de mauvaises personnes, ce qui du fait même, t'empêche de connaître les réelles intentions de celui qui semble vouloir te séquestrer dans ta propre chambre d'hôtel.

Mais alors que les bruits s'éloignent, ta peur semble partir avec eux. Ou du moins une grande partie. Car tu peux entendre, d'un son bien plus fort que le reste, un grondement qui ne vient clairement pas de la gorge de l'hybride. Des notes bien distinctes, que tu reconnais sans problème. Cet homme a faim. Son ventre cri famine et à en juger par la façon dont il a humé ton poignet... Ça t'horrifie. Tu recules, tes fesses buttes contre la commode et tu pousses un petit cri de surprise. Bonjour la virilité, tu fais pas trop le fier devant cette chose qui pourrait surement te dévorer sans remords. Pourtant, tu n'arrives pas vraiment à te convaincre qu'il te boufferait.

Ton appareil-photo autour du cou, tu le retires, et le fais suivre de ta veste rouge. Putain, t'as tellement chaud avec toute cette panique qui monte. Tu laisses le tour tomber contre le meuble derrière toi, et puis tu te décides à ouvrir la lumière. Parce que t'es un con. Et parce que malgré la peur, t'as pas l'intention de rester comme ça éternellement, à fixer le noir dans lequel tu ne vois rien, et à espérer que l'autre ne te sautera pas à la gorge. Tu fronces les sourcils, soutiens son regard comme si le contraire signait ton arrêt de mort, et t'exclame.

« Je crois qu'ils sont partit, maintenant. »

Ton accent américain est assez fort, mais tu as réussi à placer les mots, malgré un bégaiement mineur. Ton coeur tambourine fortement contre ta poitrine, la chaleur continuant d'augmenter en toi. Tu peux enfin le voir, celui qui t'a forcé à l'héberger le temps de fuir ses opposants. Il est grand, impressionnant, son visage dur, et ses adorables oreilles ne sont même pas suffisantes à le rendre moins effrayant. Tu avales ta salive, regrettant déjà d'avoir ouvert la lumière avant qu'il ne te le dise.

« You're hungry. Je... »

Putain, ce type va te tuer et toi tu lui offres la charité ?! Mais qu'est-ce qui te prend bordel, comment peux-tu avoir pitié dans une situation pareille ?

« Je commande une pizza ? »

Et voila. T'es le pire des cons. Tu te détestes d'avoir l'air du mec qui veut se faire ami ami avec le type qui va le tuer dans les secondes qui suivent. Tes parents pourraient bien te renier là tout de suite, que tu les comprendrais, parce que sérieusement, ce que tu viens de faire est ridicule. On dit qu'on fait parfois des conneries quand on est sur le point de mourir. Et toi t'es pas le genre héros qui va lui foutre une raclée. Nah, toi t'es l'idiot qui lui offre une pizza en échange de sa vie.

Bravo.

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Dernière édition par Jared C. Weaver le Mar 4 Nov - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Mar 4 Nov - 10:33

Ces bruits de pas ! La rumeur de la conversation de ces deux hommes qui me font me planquer ici m'atteint, et l'espace d'une si petite minute je n'entends que ça, je les vois déjà se ruer dans la chambre pour m'arrêter. Me tuer si je résiste... Je ne suis pas fataliste ou du genre à être effrayé pour un rien, mais l'espace d'un instant, cette pensée me blase autant qu'elle m'effraie. J'ai cette peur toute humaine de la mort, de la souffrance et de tout ce qui a trait à ceci. Et en même temps... Si je meurs d'une façon aussi ridicule, c'est que je ne suis pas assez fort pour affronter ce que l'avenir me réserve, n'est-ce pas ? Oh et puis, pourquoi m'en faire, je n'ai qu'à les effrayer un bon coup. Faire détaler leurs chiens de chasse. Ça, je sais très bien le faire. Quand je dis que ma partie humaine est sotte et irrécupérable...

Et le temps que cette dernière pensée s'impose à moi, le rythme de mon cœur ralentit, mes traits se relâchent, je me sens plus détendu, envahi de ce calme que j'affectionne tant. La chambre obscure ne me semble plus si oppressante... la fenêtre que je devine derrière les rideaux plus une promesse d'évasion, non. Je respire un bon coup, et c'est toujours aussi enivrant que de sentir l'oxygène gonfler mes poumons à bloc. Je ne connais personne d'autre que moi qui se réjouit d'une si petite chose mécanique mais pourtant vitale. Moi, j'apprécie chaque goulée d'air qui développe ma cage thoracique. J'aime ça. J'aime passer des heures à simplement respirer ce doux mélange de gaz, perché sur le toit d'une maison, loin de tout, loin des tracas si insignifiants de la race humaine. J'ai les yeux clos et, je le sens, un petit sourire qui étire mes lèvres en me remémorant ces agréables sensations. Je suis si plongé dans mes pensées que la vive lumière qui surgit soudainement m'abîme la rétine, m'arrache un froncement de sourcils et un grognement sonore de protestation. Ce p'tit gars est tout simplement stupide, sourd ou bien veut-il me foutre de sale humeur ? Moi qui avais réussi à me calmer... Mais bon, au moins, plus aucun bruit de l'autre côté de la porte, comme me le signale d'ailleurs cet obligeant p'tit gars. Avec une façon étrange de prononcer les mots, comme s'il traînait et butait sur certaines syllabes... Ce qui me fait, je dois l'avouer, presque rire. Ou du moins, je garde ce petit sourire moqueur au coin de mes lèvres, tout en l'observant avec attention. Petit, chétif, comme je l'avais deviné en le serrant contre moi plus tôt ; les os si fins et étroits que ça me fait presque mal pour lui de l'imaginer lutter dans la nature comme je le fais. Un petit oiseau si faible, si...

J'ai faim. Mon ventre le manifeste clairement, encore et encore, ce qui me fait grogner d'exaspération par la suite, tandis que je pose une main sur ce traître dans l'espoir de le calmer. Défiant le jeune homme du regard de se moquer. Mais non, à la place il prononce ce dont j'imagine être une phrase mais dont je ne saisis aucunement le sens, suivie bien vite d'une proposition qui me laisse encore plus pantois. Une pizza ? Il est sérieux ? Je bave en pensant à la façon dont je pourrais briser ses os pour sucer sa moelle et lui, il essaie de me nourrir comme un vulgaire animal domestique ? Ma gorge produit un grondement sonore qui résonne dans toute la pièce, bien en adéquation avec mon état d'esprit du moment. Lèvres -babines- retroussées, je le laisse apercevoir mes canines pointues, d'un blanc immaculé à force de bouffer de la viande crue, je le laisse se représenter mentalement ce que de tels crocs pourraient infliger comme dégâts à sa chair pâle. Trois ans que je me bats chaque jour pour survivre, trois ans à crapahuter dans la forêt, à vivre toujours plus vite, toujours plus fort. Tout cela pour ne plus avoir à porter une laisse et à me faire humilier par n'importe quel humain de passage dans la demeure de mon ancienne maîtresse. Et lui... quel humain naïf. Non, c'est encore plus que de la naïveté. Je n'ai même plus assez de mots pour qualifier son attitude insensée. C'est un pari bien trop risqué que de vouloir nourrir une bête comme moi. Je veux dire... Il ne me connaît pas, n'a sûrement jamais été fouetté jusqu'à s'en évanouir, n'a même jamais vécu privé de tout ce à quoi il a droit simplement parce qu'il a ce statut d'« humain ». Il ne peut pas comprendre la rancœur que j'en garde, le mépris que j'ai pour ses semblables. Et pour mes semblables à moi qui semblent s’accommoder à une vie de servitude. Je suis ahuri devant lui depuis deux bonnes minutes maintenant, et je ne sais même pas quoi formuler comme réponse. Ça me laisse sans voix – IL me laisse sans voix. Mes pensées se bousculent à une vitesse phénoménale dans ma boîte crânienne, mes neurones surchauffent, mes poings se serrent à cause de tous ces mots que je me retiens de lui hurler. Il est si innocent avec son sourire débile, j'ai envie de le lui faire ravaler, et en vitesse.

Si je vis loin de tous, c'est pour une bonne raison.

« Une pizza, hein... »

Je finis par lui sortir un sourire extrêmement déplaisant, celui que je sais identique à un rictus sournois, et puis mes yeux qui prennent une teinte plus glaciale que jamais... Un revers agile du bras et la joue gauche de ce petit humain est barrée de trois traces rouges, trois entailles superficielles, juste pour lui apprendre la douleur et l'humiliation d'être marqué ainsi en plein milieu du visage. Mes griffes colorées de rouge, je les observe avec attention, je renifle cette bonne odeur du sang frais tout juste versé. Ça me fout les sens en ébullition. Je porte mes doigts à ma bouche... C'est si bon. Délectable. Et ce qu'il peut lire dans mon regard, une excitation intense, rien de plus, rien de moins. Le fluide vital colore ma langue et mes dents, je déglutis, ça me rend fou ! Et puis la traînée rouge qui coule paresseusement de ses plaies, attirée par la gravité... J'attrape son visage entre mes mains puissantes et je lèche avec application les centaines de petites gouttelettes au goût cuivré, de grands coups de langue précis, qui finissent jusqu'au creux de sa gorge pour nettoyer tout ce rouge...

Et puis je me recule brusquement. Le lâchant. Trébuchant même sur je ne sais quoi, finissant le cul au sol, mais sans le lâcher du regard. Horrifié de cette sensation si familière qui me hurle de lui céder. Je me sens brûlant, fiévreux, hagard, ivre de ce goût que j'ai encore sur le palais. Et je me précipite vers la salle de bains que j'aperçois derrière moi, je claque la porte, m'y adosse pour ne surtout pas le laisser entrer. J'étais si près de...

« Une pizza. Non, deux. Trois ! Ce que tu veux, mais n'entre pas ! » Je lance ces quelques mots d'une voix étouffée mais tout de même distincte, alors que je glisse au sol, replié sur moi-même pour respirer le plus calmement possible. Il faut que je parte d'ici. A tout prix...
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Mar 4 Nov - 12:23

Come on dear, I'm so fucking hungry ~

Feat Haiko

 Il y a des jours où tu regrettes bon nombre de choses que tu as dites, et tellement plus que tu n’as jamais exprimées. Tu as toujours été quelqu’un de refermé sur toi-même, absent, froid et loin de tous. Hormis ta famille, peu de gens peuvent se vanter t’avoir vue sourire à pleines dents, et encore moins connaître tes secrets. Tu es un jeune homme insécure, qui malgré ses quelques passions, n’a jamais vraiment eu besoin de grand-chose dans la vie. Toute ton existence, tu n’as fait que repousser les autres, sans que ce ne soit par traumatisme, non, rien que parce que tu en ressentais le besoin. Pour toi, la solitude était source de zénitude. Pas d’amis. Pas de problèmes. Tu as ignoré la sensation d’isolement, as refusé de te laisser croire que tu étais seul et triste. Et pourtant, là, tout de suite, tu regrettes.  Alors que tu peux voir le colosse raccourcir la distance entre vous, tu te dis que ça aurait été bien, de connaître l’amour, d’avoir des potes, des gens avec qui rire, t’amuser, et puis peut-être quelqu’un qui t’aurais permis de ne pas être seul, en ce moment, avec celui qui semble te promettre la mort.

La claque est violente, bruyante. Ton visage tourne de force, tes paupières se ferment, cachant les larmes qui sont montés par la peur, par la douleur. Tu peux les sentir, ces entailles, ton sang qui s’en échappe et coule contre ta joue fendue. Tu voudrais reculer, fuir, mais derrière toi le meuble te barre le route, et puis l’effroi t’immobilise. Tu n’oses même pas retourner la tête pour regarder ton assaillant. Mais il revient, n’attend pas pour attraper ton visage de sa ferme poigne. Et voilà que l’horreur t’emplie, ton cœur accélérant dangereusement tandis que ta gorge émet une plainte aigu et étouffée. Tu peux sentir sa langue, épaisse et brûlante, qui récolte chaque goûtes rouges s’échappant des fentes fraîches. Tu trembles. Tu gardes les yeux fermés, incapable de faire face à cette situation. Tu vas mourir, c’est certain. Impossible pour toi de te défendre face à un être aussi fort, aussi dangereux. Tu regrettes toute ta vie, tu regrettes ta solitude, et tu regrettes d’être partie de chez toi, chercher des réponses à des questions qui n’existent même pas.

La peur au ventre, la certitude que tu vas crever entre ses griffes et l’espoir que ta mort soit rapide et sans douleurs, tu peux sentir la poigne se détendre, puis disparaître. Tes yeux s’ouvrent, dans l’incompréhension de ce geste, et tu peux croiser le regard de cette bête qui allait te dévorer. Tu y vois l’horreur, la même que toi. La peur de cet acte qui allait se produire avant que ton attaquant ne semble retrouver la raison. Il fuit, quitte la même pièce que toi pour rejoindre la minuscule salle de bain en criant quelque chose que tu saisies juste assez pour comprendre qu’il faut rester loin. Tu restes là, impassible, estomaqué de tant d’émotions en si peu de temps. Et puis tu tombes, tes jambes ne pouvant plus te retenir. Tu as survécu ? Est-ce un moment de répit avant la fin, ou l’hybride s’est-il ressaisie et te laisseras tranquille ? Ton esprit s’embrouille, tu es confus, perdu, et tu portes la main à tes trois entailles encore sanguinolentes. Le sang s’étend sous le passage de tes doigts, comme cette langue qui t’a goûté sans demander la permission. Il t’a laissé vivre, malgré sa faim, sa famine. Il a eu peur de te tuer. Peur de ce qu’il allait faire.

L’adrénaline t’a quitté, tu te sens mou, lourd, et ta respiration se calme finalement. Alors tu te lèves, un peu pantois, attrapant ton téléphone dans la poche arrière de ton pantalon. Tu n’as qu’une idée en tête, survivre. Et pour ça, tu te dois de nourrir la créature qui se cache dans la salle de bain pour te permettre de vivre. Tes doigts composent machinalement le seul numéro que tu connais par cœur, celui du resto au coin de la rue, celui que t’appelle presque tous les soirs pour bouffer un truc vite fait. La sonnerie te semble longue. Éternelle. Et puis enfin, le type décroche pour te saluer.

« Bonsoir. Trois pizzas extra-large … euh… extra viande… à l’hôtel du coin, chambre 5. Merci. »

Tu déposes le téléphone sur le meuble, va rejoindre ton lit qui te semble soudainement fort accueillant. Toi qui le trouvais inconfortable, là, tout de suite, il est très accommodant alors que tu y poses les fesses. Tu recules, te place au centre, repliant les jambes vers toi pour les enlacer et te recroqueviller. L’autre ne parle plus. Toi non plus. Le silence te semble lourd, et tu aimerais bien le rompre, aller voir si celui qui a été clément envers toi se sent bien, s’il a besoin de quelque chose. Et puis tu réalises toi-même que tu penses encore stupidement. Pourquoi vouloir l’aider, tu pourrais simplement appeler la police, maintenant qu’il s’est enfermé dans la salle de bain. Tu pourrais même fuir, quitter l’a chambre d’hôtel et l’y embarrer en attendant les secours. Peut-être as-tu simplement pitié de celui qui a eu pitié de temps, qui sait, mais tu te sens incapable d’en vouloir à quelqu’un en qui tu reconnais la même solitude que toi. Et puis tu es curieux, faut l’avouer. Tu as tant de questions, vis-à-vis les hybrides, et tellement plus encore envers les rebelles qui agissent aussi sauvagement.

Tu laisses tes réflexions divaguer, tu te questionnes, t’inventes encore des scènes durant une bonne vingtaine de minutes. Toujours le silence. Que fera-t-il, lorsque tu ouvriras la porte ? Est-ce qu’il t’attaquera de nouveau ? Tu te demandes si la situation va empirer ou s’améliorer, et l’absence de communication présentement te glace un peu le sang, comme si tu appréhendais quelque chose de pire que ta joue. D’ailleurs elle élance, les marques te brûlent. Elles ont sans doute cessées de couler, et cherchent à cicatriser, raison pour laquelle tu les sens autant à présent. Ça fait mal putain.

Toc. Toc. Toc.

Tu te lèves, tombes presque dans la hâte, alors que tu t’étires pour attraper le portefeuille dans ta poche arrière. Tu prépares tes connaissances japonaises, toi qui a encore du mal à parler la langue, avant de finalement ouvrir la porte. Ta nervosité est évidente, trop. Le livreur louche vers ta blessure alors que toi tu baisses les yeux pour prendre l’argent dans la fente en cuir. Mais tu le croises bien vite, son regard, et alors qu’il fronce les sourcils, inquiet, tu t’exclames.

« Oh ! Ceci ? Tu pointes les entailles. Ce n’est rien !! Une mauvaise rencontre dans le parc. Maintenant ça va ! »

Un sourire forcé et tu attrapes les pizzas, pour laisser un peu trop d’argent à l’homme qui écarquille les yeux.

« Mes amis vont bientôt arriver ! Uhmm ! Bonne pizza !! »

Et tu fermes la porte d’un petit coup de pied. Le cœur se débattant dans ta poitrine, et un long soupire s’échappant de ta bouche. Tu regardes dans l’œil magique et fixe le livreur qui regarde l’argent avec un sourire, avant de partir. Ouf ! T’as acheté son silence. Maintenant, faut faire face à la bête. Ou pas… Qu’est-ce que tu fais ? Tu l’invites à manger ? Lui offre une pizza en premier ? Toi t’as même plus faim, après tant d’émotions. Tu avances vers la porte derrière laquelle tu devines sa stature impressionnante, ses crocs, ses griffes. Un nouveau frisson d’effroi te prend et tu secoues la tête, déposant les boîtes près du mur pour qu’il les voit lorsqu’il ouvrira la porte. Et puis tu cognes, tout doucement, tout tremblant, t’as la chienne putain.

« B-Bon appétit… »

Tu t’envoies chier dans ta tête. Mais c’est quoi cette phrase de merde ? C’est ça que t’as choisi ? Argh… Tu recules, décides de pas rester là, en fait, et retournes t’asseoir dans le lit, dans la même position. Elle te semble sécuritaire, et surtout réconfortante. Tu poses le menton sur les genoux et fixe la porte, attendant de voir ce qui se passera, alors que quelque part, au fond de ta tête, tu te dis que t’aurais mieux fait de suivre le livreur.


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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Mar 4 Nov - 16:06

Silence, enfin. Tranquillité. L'odeur si alléchante qui me faisait perdre les pédales s'est éloignée, je suis sauf, enfin, je devrais être sauf... En théorie. Mais la théorie, c'est pas vraiment mon truc, je préfère de loin agir, quitte à le regretter ensuite. Comme en ce moment. Mes papilles gustatives sont en feu, elles me démangent, mon corps tremble comme s'il était en manque... C'est ça, je suis en manque, je suis totalement accroc, dépendant du sang et de la chair, et plus particulièrement ceux du jeune homme à moins de dix mètres de moi.

Je cherche à tâtons l'interrupteur pour allumer la lumière, ma moitié humaine comme effrayée par cette soudaine obscurité après la clarté de la pièce précédente. Comme tout à l'heure, l'ampoule allumée m'aveugle un instant, mais l'humain en moi semble trouver ça rassurant. Et moi, ça me calme de ne plus être aussi soumis à la tentation, aussi proche sans pouvoir faire grand-chose.

Je jette un coup d’œil autour de moi : le matériel propre aux salles de bains que j'ai pu connaître dans le passé. Je fais un pas vers la douche ; et pourquoi pas ? Le gamin ne viendra pas m'emmerder avant un moment, ça je peux en mettre ma main à couper. Je n'ai pas saisi la tête qu'il a tiré, j'étais trop hm... occupé. Mais ça ne doit pas lui avoir plu – sera-t-il là au moins, quand je sortirai d'ici ? S'enfuiera-t-il en hurlant de frayeur quand j'aurai rassemblé tout mon calme pour le rejoindre à nouveau ? Je ne sais pas, et dans l'ignorance, mieux vaut encore profiter à fond de ce que j'ai à disposition pour le moment. Je lâche un bref soupir et délace mes chaussures avec lenteur, les balançant dans un coin de la pièce. Je fous de la terre partout au passage, mais franchement, c'est le dernier de mes soucis. Et puis, qu'est-ce qu'un peu de terre face à presque 6 litres de sang qui auraient pu repeindre entièrement la chambre... Mon manteau poussiéreux rejoint bien vite le sol à son tour, suivi de mon pantalon, de mon sous-vêtements, formant un petit tas de vêtements sales. A laver à la première occasion. A voir comment la soirée se déroulera, en fait...

Je secoue la tête, comme pour me changer les idées. Non. Je suis naïf moi aussi. Je n'aurai pas d'autre occasion. J'attrape le tas de vêtements, le tenant bien serré contre moi, dans la nudité la plus totale. J'allume le jet et réprime un mouvement de recul surpris ; eau glacée. Mais je m'en contenterai. Mes cheveux et mes oreilles rendus gris sale par la poussière forment bien vite une auréole mousseuse autour de ma tête, et je ne me souviens pas avoir jamais été aussi émerveillé par une simple douche. Une fois propre et sentant les fruits sur chaque partie de mon corps, queue féline comprise, je rince longuement mes vêtements, les essore du mieux que je peux, mais bon, faut dire que je suis pas doué du tout dans toutes ces tâches ménagères... Finalement ça me saoule bien vite, alors je sors de la douche, prenant une serviette de bain au hasard dans celles qui traînent par là pour m'essuyer sommairement. Shit, c'est que je ne peux plus remettre mes vêtements du coup... Tant pis. Je tends l'oreille, et entendre la voix du p'tit gars s'élever près de la porte me rend méfiant, comme si le temps d'une douche j'avais tout oublié de ma situation. Ce qui est très probable, il faut le dire. Non, pas le temps d'attendre que tout sèche, ou bien je vais me faire coincer ici s'il a appelé les mecs que je fuis si ardemment (depuis quoi d'ailleurs, une heure ? J'ai plus aucune notion du temps, c'est très déstabilisant.).

La porte s'ouvre à la volée, je dois offrir un beau spectacle tandis que je cherche le jeune homme des yeux ; la petite serviette blanche nouée autour de la taille qui laisse quand même apercevoir une fente du haut de ma hanche droite jusqu'au milieu de la cuisse (et qui attire pas mal l'attention vers un monticule de cicatrices très localisé à cet endroit il faut dire), les cheveux trempés qui gouttent dans mon dos et sur mon torse sculpté, une chaussure mise et lacée, la deuxième pas encore par manque de temps... Et je me stoppe de suite en le voyant seul, simplement assis dans son lit. J'en hausse même un sourcil. Il a du avoir sacrément la pétoche pour ne pas appeler directement les flics ou pour ne pas simplement fuir. Après tout, moi tout dont j'avais besoin c'était d'une planque, lui c'est qu'un bonus, une petite friandise au cas-où. Surtout que... Fuck, cette odeur ! Si délicieuse que ça me fout l'eau à la bouche, m'arrache un grand sourire tandis que j'attrape un carton de pizza. Trois, comme demandé. Il obéit au doigt et à l’œil, ce petit.

Je lui lance un regard hésitant, partagé entre la frustration qu'il vienne me voler ce dîner si gracieusement offert, et la crainte qu'il se vexe si je ne lui en propose pas. Oh et puis mince... Je ne m’assois même pas, je plie la pizza en deux, puis encore en deux pour obtenir un triangle épais, et je mords dedans sans plus de cérémonie. Je mâche à peine, j'avale, je dévore tout, la première finit déchiquetée en un temps record et la deuxième connaît bien vite le même sort. Ce n'est qu'à la troisième que je lève les yeux à nouveau vers lui, la bouche et les doigts barbouillés de sauce que je lèche de ma langue agile, les yeux brillant de joie, l'estomac presque rassasié. J'arrache quelques bouts de pizza en m'approchant de lui pour les lui tendre, une autre part calée entre mes dents.

« Euh... Tu en veux peut-être un peu ? »

Je lui agite la part devant le nez, espérant que l'arôme s'en dégageant lui fasse envie. Je scrute son visage mutilé d'un air soucieux, presque. Il faudrait que je pense à m'excuser... Plus tard, beaucoup plus tard.

« Décide toi vite, car ce n'est pas moi qui risque de t'en laisser. C'est le premier truc que je bouffe depuis deux jours... »
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Mar 4 Nov - 17:05

Come on dear, I'm so fucking hungry ~

Feat Haiko
HRP.: J'vais pas foutre des cicatrices sur chaque images et je sais pas modifier les gifs alors tu fais avec 8D
 À peine posé sur le matelas que le voilà qui sort, une chaussure à la main, l’autre déjà chaussée. Il a sans doute cru que tu aurais appelé la police, et puis tu penses que c’aurait été plus intelligent de le faire, mais t’es qu’un con. Ou du moins continues-tu de te répéter, alors que tes yeux ne peuvent s’empêcher de scruter ce corps qui est largement plus impressionnant sans vêtements. Tu pourrais rougir, si tu n’étais pas si nerveux de le voir sortir, si tu n’appréhendais pas tant la réaction qu’il choisira d’avoir. Tu le sais, ta joue sait que cet hybride agit impulsivement, et tu n’iras pas tenter ta chance à lui demander si ça lui plaît, non. Et puis de toute façon, il n’est pas très lent à la détente. Tu le vois humer, regarder la boîte pour la saisir d’une faim évidente. Sa façon de manger… non, d’engloutir les pizzas ne te surprend pas. Pas depuis qu’il a léché ton sang d’une gourmandise qui te donne encore un léger frisson.

Tu le contemples, silencieux, la tête un peu relevée. Tes yeux découvrent honteusement la silhouette forte de l’étranger, sa musculature qui te ferait sans doute rêvé dans une autre situation. Tu notes les cicatrices qui marquent son corps, te demande qui les lui a faites, pourquoi, comment. Est-ce pour cela qu’il a fuit jusqu’à toi ? Est-ce à cause de la maltraitance de son maître qu’il s’est retrouvé ici et que ta joue est maintenant signée de trois entailles ? Si c’est le cas, tu te dis qu’au fond, il ne doit pas être si méchant, qu’il doit en fait être plus gentil dans une autre situation. Après, n’aurais-tu pas fuit, toi aussi, si on t’avait laissé autant de marques. Peut-être pas tout compte fait, car il t’a bien frappé et tu es encore là, à le regarder manger et à te dire qu’il n’a pas l’air si terrible.

Pourtant, dès qu’il approche de toi, tu recules dans le lit, atteignant rapidement les coussins et la tête en bois, comme un réflexe, comme l’instinct de survie qui te pousserait à ne pas s’approcher de lui. Tu regardes la pointe de pizza offerte et le visage plein de sauce tour à tour, avant qu’il n’insiste un peu. Tu es partagé. D’un côté tu as peur de refuser le seul geste qui semble poli de sa part, et de l’autre, l’idée de tendre la main vers lui t’effraye au plus haut point. Il pourrait la mordre, ou terminer le repas en te prenant pour dessert. Mais il veut peut-être sympathiser aussi, et la façon dont il scrute ta blessure laisse croire qu’il s’en veut. Du moins, c’est un peu ce que tu espères, car c’est plus acceptable de croire ça que d’imaginer qu’il en est fier. Alors indécis, tu lui offres un petit sourire timide, à la fois gêné et sincère.

« N-Non, tout est pour toi. »

Hochant doucement de la tête, tu te surprends à oser lever le bras pour poser une main délicate sous celle tendu, pour la repousser un peu et encourager l’hybride à manger. Deux jours. Ça te fait presque mal de savoir ça. Tu te demandes encore une fois ce qui s’est passé dans sa vie pour en être rendu là. Et puis tu te dis que s’il est mieux en crevant de faim qu’en restant chez ses maîtres, alors il doit avoir vécu quelque chose d’atroce. Ça t’adoucit un peu, te calme presque, malgré un brin de panique qui t’empêche d’avoir confiance en lui. Tu n’es peut-être pas aussi con que tu le crois, après tout. Enfin bref, tu récupères ta main et détournes le regard, parce que d’un tu n’arrives pas à soutenir le sien, trop perçant, trop ardent, et puis de deux, t’es pas insensible à ce genre de silhouette. Surtout qu’il est largement plus beau maintenant qu’il est propre. Un peu trop.

Tu glisses hors du lit, du côté opposé au sien, et te relèves. Fuir sa présence, l’empêcher d’entrer dans ton espace vital te semble plus sécuritaire, moins stressant. Tu ne sais pas où te montre, cela dit, et te trouver une occupation te semble impossible pour le moment. Alors tu fais la première chose qui te vient en tête et te dirige directement vers la commode pour ouvrir le dernier tiroir et y prendre ce pantalon de pyjama bien trop grand pour toi, mais que tu affectionnes et attache toujours plus serré. Tu le lui balances sans vraiment voir où il atterrit, pas par charité, mais plutôt parce que ça devient vraiment gênant pour toi de le savoir aussi peu habillé, et que ça ne t’aide en rien à te sentir plus à l’aise.

« Gift. Cadeau. You can have it. »

Tu ne sais plus ce que tu dis, mélange les langues et garde le regard bien bas. Tu voudrais t’en aller, ou alors que lui s’en aille, mais où irait-il ? Serait-il en danger ? Mangerait-il à sa faim ? . . . Mais à quoi tu penses bordel ?! On s’en fou de ce qu’il peut bien faire de sa vie, il a failli te tuer, te bouffer tout cru et toi au lieu de fuir, tu restes là comme si t’attendais qu’il recommence. Tu dois être fou, bipolaire ou tu ne sais pas quoi d’autre, voilà. Tu en es presque convaincue, parce que ton esprit ne cesse de s’embrouiller, de se contredire, de changer d’idée face à la situation. Il y a ton côté généreux qui voudrait lui venir en aide, et puis ton côté réaliste qui cherche à te faire comprendre que là, t’es dans un putain de merdier, et que si tu fuis pas, le mec devant toi va te défoncer la gueule, et ça sera pas joli !

Tu finis par lever les yeux vers lui, à peine quelques secondes après lui avoir jeté le vêtement. Tu croises son regard, y enfonce le sien un instant qui te semble durer une éternité. Et puis comme si tu le voyais vraiment pour la toute première fois, tu rougis, sans vraiment t’en rendre compte, ton visage déjà brûlant des entailles à peine coagulées. Tu clignes des yeux, tourne lentement la tête, tremblant. Tu ne sais plus pourquoi, d’ailleurs. La peur, l’attirance, la honte, l’effroi. Tu ne sais même plus qui tu es vraiment maintenant, et qu’elle réaction il te serait normal d’adopter. Ce mec te fait perdre la tête d’une très violente façon. Et ça te fait chier.


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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Ven 21 Nov - 17:46


Cette façon qu'il a de me regarder, la douceur de sa main alors qu'il refuse le « cadeau » que je lui fais... Tout son corps doit lui crier de me fuir au plus vite - sauf son cœur, son petit cœur palpitant que je sens battre seulement en effleurant ses doigts fins. Oui, s'il ne s'est pas déjà enfui... C'est qu'il hésite entre son instinct de survie et la curiosité sûrement liée à ma race. Comme c'est étrange... et intéressant, je dois bien l'avouer.

Cependant je ne peux retenir un léger rire à sa réaction typique d'être humain, qui consiste en vouloir se couvrir à tout prix. Une pudeur qui ne m'est absolument pas familière... Je porte ces trucs seulement pour me protéger du froid, rien d'autre. Bon mon manteau doit bien avoir une valeur presque sentimentale... Et encore. J'aime pas m'attacher à quoi que ce soit. A qui que ce soit... Les faiblesses d'une âme, c'est moi qui les trouve chez mon interlocuteur, et je ne permets pas l'inverse. Ce serait une telle humiliation que d'être correctement analysé par une personne en qui je n'ai placé aucune confiance. Oh, je me fiche de ce que cette personne-là pourrait faire de ces informations – elles ne valent pas grand-chose, c'est juste que... j'aime bien l'idée d'être le seul au courant. C'est ma vie, passe celle du premier venu qui s'est mis en tête de me « comprendre ». Mais bref... J'attrape le pantalon au vol, l'observant tour à tour avec le petit homme devant moi. C'est presque gentil, mais avec ce truc... Ma queue va se sentir presque à l'étroit. Je lève les yeux au ciel en sortant une nouvelle fois les griffes. Un dernier regard au petit gars -j'en viens presque à espérer qu'il ne prenne pas peur à nouveau- et je creuse une entaille dans le tissu, assez grosse pour pouvoir y glisser mon appendice de félin. Satisfait, je retire ma chaussure à nouveau, la laissant tomber au sol, alors que la serviette qui ceint mes hanches suit bien vite le même chemin. Je suis encore tout mouillé, mais peu importe, j'essaye de me montrer coopératif pour une fois. Et sa demande était bien claire... Une jambe dans le vêtement puis l'autre, je noue la petite ceinture prévue à cet effet sur le devant et me voilà presque transformé en chaton d'intérieur. Pourtant cela ne me dérangerait presque pas... Il m'a nourri, après tout. J'ai plus de raisons de lui sauter dessus, sauf s'il m'agresse – et vu sa taille de minus et ses réactions de pucelle effrayée plus tôt, je suis tranquille pour un moment. Alors je peux bien jouer la grosse peluche... pour une soirée uniquement, disons... Je louche sur le lit, et celui-ci me semble bien moelleux. Ça me changerait, et en bien. Je peux repartir demain – enfin, je veux dire, je peux rester le temps que mes vêtements soient secs, n'est-ce pas ? Hm. J'ai la terrible impression de chercher des excuses à mon envie de squatter cette chambre pour la nuit.

Sans un mot je me dirige vers la salle de bains à nouveau, ma queue toute propre ondulant sagement derrière moi. Zut. Ça prouverait presque à quel point je me sens en sécurité entre ces quatre murs. Bon, peu importe... Je ne suis pas certain que ce petit sache réellement décoder les moindres agissements d'un animal. C'est tout comme il n'avait encore jamais croisé d'hybrides, en fait. Navrant. Que leur apprend-t-on à l'école de nos jours... Martyriser un pauvre être simplement né avec des gènes animaux n'est pas l'occupation favorite de ces sales gosses pourtant ? J'arrive pas à déchiffrer ce sale gosse-là et ça m'énerve. Et mes vêtements qui n'ont pas l'air de vouloir sécher ! Sérieux, tout pour m'emmerder...

Je passe un coup d'eau sur son visage, pour me débarbouiller un minimum et être présentable. Comme ça, c'est pas mal... Je m’essuie la bouche d'un revers de la main et décide d'enfin aller le rejoindre, lui présenter mes excuses pour m'être autant emporté, etc etc. Comme quoi, un homme -un animal- avec le ventre plein est bien plus appréciable.

« Hem... toi. L'humain. Tu... euh... »

Je détourne brusquement le regard, l'air un minimum gêné. Je connais même pas son prénom, à ce petit. C'est lamentable. Un soupir s'arrache à ma gorge et je m'approche de lui, lentement, mains levées comme pour lui signifier que je ne lui voulais plus aucun mal. Ce qui est possible... ou non, à voir...

« … Tu as encore du sang partout... »

C'est plus fort que moi, le sang, j' y résiste pas. J'attrape les hanches étroites de l'humain qui me fait face, afin de le lancer sur le lit de façon à ce qu'il se retrouve face à moi, grimpant sur celui-ci à sa suite. Un petit bruit de gorge qui rompt le silence de la pièce, mi-grondement, mi-ronronnement. Le prédateur que je suis semble glisser le long de son corps, avançant lentement, déboîtant des hanches et des épaules. J'atteins bien vite son visage ; et son odeur me fait tourner une nouvelle fois la tête... Mais la sensation est cette fois bien plus minime, étant donné que mon estomac est plein. Et c'est tant mieux pour lui... Non, cette fois, je me contrôle. Je ne veux pas céder à mes envies de bain de sang. Je veux le remercier... et c'est la première fois que ça m'arrive. Ça me perturbe à un tel point ! Je gronde un peu plus fort alors que j'enfouis ma tête dans son cou, respirant fortement sa douce odeur fruitée. Résister... ça me semble être un concept si vague, à cet instant. J'en viens à léchouiller les trois entailles de ma langue légèrement râpeuse, nettoyant tout ce sang – ce serait un tel gâchis que de le gaspiller... Puis doucement, je pose ma tête en biais sur son buste, mes oreilles de tigres s'agitant contre son menton, l'oreille blottie tout près de son cœur et les yeux clos. Mon corps collé contre lui, comme s'il était une couverture des plus confortables. Ma queue féline enroulée autour d'une de ses jambes... Je dois l'écraser sûrement, mais je n'en ai que faire. Je suis bien, là. A l'abri, rassasié, prêt à m'endormir...
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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Dim 23 Nov - 14:35

Come on dear, I'm so fucking hungry ~

Feat Haiko

  Tu aurais bien aimé disparaître, là, tout de suite, plutôt que d’avoir à regarder l’hybride se changer devant toi. Non mais sérieusement, quoi ! Tu devrais avoir peur de lui, et au lieu de fuir à toutes jambes, tu restes figé sur place, les yeux rivés à son visage alors qu’il t’offre un petit rire. Tu détournes les yeux lorsqu’il déchire le pantalon d’une griffe, réalisant de ce fait qu’il n’a pas l’intention d’aller à la salle de bain pour enfiler le… Ah bah voilà. Alors que tu tournes un œil vers lui, tu louches sérieusement vers sa musculature, et ses fesses tellement bien sculptées que tu penches vivement le visage vers le plancher, joues rouges. Qu’est-ce qui te prend ? T’as jamais été comme ça avant. C’est peut-être la peur, le fait que ce type a l’air tellement dangereux que ça le rend… sexy ? Tu secoues la tête, la relève pour le voir retourner vers la salle de bain, queue ondulant doucement derrière lui. C’est qu’il se sent à l’aise dans ta chambre, ou tu te trompes ?

Tu hausses doucement un sourcil, incertain de la position à adopter face au gigantesque revirement de situation, alors que l’autre disparaît de ton champ de vision. Tu croyais mourir et voilà qu’un chat se promène chez toi, l’air de rien. Il a oublié les marques qu’il t’a faites ? La façon dont il est entré ici ? Ça te fait un peu chier, en fait, qu’il ne s’excuse pas, qu’il agisse comme si cette chambre d’hôtel lui appartenait, et comme si c’était toi l’étranger. Tout au fond, tu en viens presque à te sentir de trop et la situation devient gênante.

Et alors que tu te dis que tu devrais peut-être partir, le laisser seul quelques temps, pour aller décompresser, calmer toutes les émotions qui se buttent en ton esprit, ton assaillant sort de nouveau de la salle de bain, le visage humide, la bouche débarbouillée de sauce à pizza. Tu clignes des yeux comme il approche de toi, commence à parler et semble hésiter. Ton premier réflexe, lorsqu’il décide de venir plus près, c’est de reculer. Ta joue se souvient de sa proximité, et tu sais que ses griffes peuvent sans doute faire plus que trois rayures dans la chair. Tes fesses rencontre le meuble contre lequel tu viens poser les paumes, nerveux, sans doute plus parce qu’il est atrocement beau que parce qu’il a l’air de vouloir t’attaquer de nouveau. Ton cœur accélère, encore. Tu n’en peux plus de ces émotions fortes, tu voudrais juste en finir et ne plus entendre parler de ce mec. C’est trop pour toi qui a normalement une vie si calme que c’est parfois ennuyant.

La seconde phrase te fait frémir d’horreur, et tu sens ton cœur lâcher lorsque l’hybride t’attrape pour te jeter contre le lit. Le matelas dans ton dos te coupe aussitôt le souffle, et tu te redresses sur les coudes pour ne pas rester couché là. Maintenant c’est clair, tu vas foutre le camp d’ici. Tant pis si tous tes trucs se font voler, tu vas crever si tu restes avec lui, c’est clair. Ce type est un malade, il va te tuer ! Tu veux te relever, courir, franchir cette porte et ne jamais regarder derrière toi. Mais tu ne fais rien.

Tu n’en a pas le temps. Ton regard croise le sien un instant et tu le vois venir vers toi, contre toi… Tu retiens ton souffle, comme si tu avais peur de te noyer. Le bruit sourd qu’il émet te fait vibrer. Tu crispes les doigts contre le drap sous ton corps et ordonne à ce-dernier de reculer, mais il ne t’obéit pas. Tu restes immobile, fixant l’homme de ta bouche entrouverte de stupéfaction. Il approche, toujours et toujours plus, comme un prédateur face à sa proie, et tu te surprends à vouloir ne devenir que ça. Sa proie, sa victime. Ton esprit se rempli de douces suggestions et tu émets un petit couinement lorsqu’il vient gronder plus fortement au creux de ton cou. Tu détournes la tête, vilain réflexe pour demander les caresses. Tu as honte, horriblement honte de ce sentiment que le blanc fait naître en toi. C’est horrible, ce type pourrait te tuer n’importe quand et toi tu te retrouves excité comme une pucelle par ses moindres gestes. Il te lèche, nettoie ta plaie alors que tu fermes un œil et te crispe un peu. C’est sensible, pas tout à fait douloureux, mais encore à vif. Tu te demandes ce qui est en train de se passer, ce qu’il est en train de faire, et ce qu’il a l’intention de choisir comme sort pour toi.

Et puis il s’écrase sur toi, te recouvre de tout son corps, t’emprisonne contre lui. Il est calme. C’est doux, agréable. Tu nages toujours dans l’incompréhension, incertain de lui, de toi, de tout. Mais le silence a raison de toi, et l’adrénaline dissipée, tu réalises la fatigue qui t’assomme. Alors tu détends ton corps, malgré ton cœur toujours en pleine course, pose finalement la nuque contre l’oreiller derrière toi. Un certain malaise plane, tu ne sais quelle attitude avoir face au comportement limite bipolaire de ton… invité ? Tu restes là, comme paralysé, écoutant le bruit de ton organe qui se débat, jusqu’à ce qu’il commence à se calmer un peu. Ce n’est qu’à cet instant que tu refermes les bras autour de lui. Tu ne sais pas pourquoi d’ailleurs, mais de toute façon, il n’y a rien à comprendre de tout ce qui s’est passé dans la dernière heure. Tu n’es même pas certain du temps qui a passé en fait, et l’envie de regarder ton téléphone prisonnier sous toi ne te vient pas. Tes bras autour de sa nuque, tu glisses une main dans sa chevelure, réalisant qu’elle est douce. Tu fermes les yeux, tes joues perdant enfin de leur rougeur, pour te questionner.

Tu te demandes ce qui est arrivé à une créature aussi affectueuse pour en venir à être tout autant agressive. Tu lui imagines un passé sordide, des maître  effroyables. Deux jours qu’il n’a pas mangé. Ça te revient à l’esprit, et une fois de plus, tu te crispes. Cette fois, cependant, ce n’est pas de peur ou d’appréhension, mais bien de tristesse. Oui, tu es triste pour lui, toi qui a tout eu si facilement dans la vie. Toi et ta famille. Toi et te rêves. Toi et ta vie d’humain.

- Tu peux rester ici…

Tu te doutes qu’il en a déjà décidé ainsi, et que ta décision à toi lui importe peu, mais au fond de ta voix, on peut y lire une certaine compassion, voir même un soulagement. Comme si tout au fond de toi, tu te consolais de savoir qu’au moins ici il ne craindrait rien. Et même si pour toi ce n’est pas aussi certain, tu n’arrives toujours pas à lui en vouloir. Non, pas alors qu’il somnole contre toi, tellement épuisé et désireux de chaleur qu’il se comporte comme un chat domestique. Ça te fait sourire, un peu. Tu continues de caresser sa tête, vient effleurer ses oreilles, curieux, tout en chuchotant.

- Comment t’appelles-tu ?


Codage par Bambi.

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MessageSujet: Re: Come on dear, I'm so hungry~ | Pv Jared.   Mar 25 Nov - 2:28

Il est si chaud. Doux. Et il sent bon la nourriture. Qu'aurais-je pu demander de plus ? Et puis cette mélodie enchanteresse au rythme si particulier qui résonne à mon oreille... Rien d'autre que cela. Je ne veux me concentrer sur rien d'autre que ce petit humain délicieux et étrangement, assez gentil avec moi. C'est ce dernier point surtout qui attise ma curiosité. Gentil alors que j'ai bien failli l'éventrer ? Alors que je me suis repu de son sang ? Mais bon, peu importe... au final seul le résultat compte. Et cette main qui se fraye une place dans ma chevelure.... Non, ne pas craquer... C'est si bon ces petites caresses...

Ah ! Pas les oreilles ! Je gémis légèrement en gigotant tout contre lui, gardant les yeux clos, mes oreilles se mouvant également par instinct sous ses doigts. Une si douce torture... Il semble deviner instinctivement mes points faibles, ceux qui me rendent pareil à une grosse peluche bien chaude, les ronrons en plus. D'ailleurs voilà qu'un ronronnement sonore et sans aucun doute appréciateur s'enfuit hors de ma bouche, faisant vibrer mes cordes vocales comme jamais encore. La saloperie... Oser me faire ça... Mais c'est si bon ! J'adore la sensation de ses petits doigts qui frottent mon cuir chevelu à la naissance de mes oreilles poilues, qui elles s'agitent comme jamais encore. Je m'étire de tout mon long, enfouissant mon visage dans son cou, léchant celui-ci et le mordillant comme pour jouer. Je suis un... gros chat, parfois. Avec des dents pointues et des griffes aiguisées, mais c'est tout comme j'avais oublié celles-ci en ce moment...

« Mhhh... Pas les oreilles, ou je t'arrache un bras... »

Même mes protestations ne sont absolument pas convaincantes. Ce qui, en une autre occasion, m'énerverait au plus haut point... Mais pour le moment je pense juste à me blottir le plus possible contre lui, pour que l'on se tienne chaud mutuellement. Foutus gènes de tigre.

« Haiko... C'est le nom qu'Elle m'a donné... » J'ai même du mal à articuler, tellement je me sens bien, et si éloigné de tout. Prêt à tomber n'importe quand dans les limbes du sommeil. Et d'ailleurs c'est ce qui m'arrive, tout doucement, alors que je frotte mon nez à son cou pour le marquer de mon odeur... Même pas le temps de lui poser sa question en retour, et puis même si je l'avais posée, la réponse n'aurait sans doute jamais eu le temps d'atteindre mon cerveau...

Je flotte. Au chaud, en sécurité, nageant à l'intérieur d'une mer moelleuse de coton. Je suis si bien... Cela fait longtemps que je n'ai pas pu reposer mon esprit autant que mon corps. Le second semble endormi paisiblement, le premier toujours en alerte, juste au cas-où... Et à force, c'est épuisant. Alors j'en profite un maximum. Mais bien vite la mer se transforme en mare de sang... Une silhouette d'allure féminine, au loin, qui a l'air de crier mon nom... Et loin de me terrifier, cette vision m'amuse au plus haut point. Je peux sentir la frayeur sur ce visage que je sais terriblement attirant, et désormais je suis si près que je peux lécher le relent de peur sur sa joue. Puis ce goût de sang dans ma bouche...

Je me réveille en sursaut, et ce sursaut est si violent que je me ramasse la figure au sol après une petite roulade sur l'un des côtés du lit. Bon sang ! C'était quoi ce rêve ? Le début habituel qui me terrorisait plus jeune... la fin, par contre... N'aurais-je pas aperçu le visage de mon humain de sauveur ? Un bref miroitement mais qui m'a semblé pourtant si réel... Sa joue... Le sang... Non, ce n'était pas une coïncidence. Je dois partir avant de le blesser encore plus... Comme... Elle... Mon esprit qui me joue des tours, l'enfoiré...

Je n'ai pas le choix. Silencieux bien que très perturbé par cette vision onirique, je file dans la salle de bains pour récupérer mes chaussures, que je mets et lace rapidement. Pantalon encore un peu humide... Tant pis, je garde celui que m'a si gentiment offert ce petit pour le moment. Je lui rendrai la prochaine fois que je le verrai... Mais le verrai-je encore une fois ? Et s'il décidait de donner mon signalement au commissariat ? Et merde... J'aurais du le tuer... Je soupire tout doucement en contemplant mon manteau. Ça, c'est pas négociable. Je l'enfile rapidement, prenant soin à bien cacher ma queue. Je ne veux pas m'enfuir encore une fois. Pas sans m'être excusé au moins une fois. Le miroir devant moi me renvoie l'image d'un être abject, qui se veut fier mais qui ne parvient qu'à blesser les autres. Ces autres qui sont bien trop niais pour m'en vouloir par la suite... Mais c'est l'existence que j'ai choisie, en toute connaissance de cause. Que ce p'tit gars m'en veuille s'il le souhaite... Je m'en fiche...

Je repasse dans la chambre, l'observant sans un mot. C'est que mon cœur se serrerait presque en le voyant endormi ainsi, sans défenses, sans rien pour se protéger. Je m'approche jusqu'à me retrouver penché au-dessus de lui, mes mèches blanches chatouillant presque sa joue blessée... Celle-ci, j'y pose un très doux baiser, suivi d'un coup de langue presque triste. Et pour que son corps au moins se souvienne de moi... Mes lèvres sur les siennes, les épousant de façon tout à fait chaste. Ma moitié humaine qui hurle son indignation, l'animal en moi qui n'en a que faire... Une pression plus prononcée sur sa bouche adorable et puis je me détourne de lui, jouant de deux tours de clé pour déverrouiller la porte et sortir. Je m'enfuis la queue entre les jambes, et je n'en suis pas fier. Mais... Je ne veux pas que mon rêve de cette nuit devienne réalité.

Dehors le soleil perce timidement... Ce qui m'arrache un léger sourire nostalgique. Tout est silencieux pour une fois, et le ciel tout juste coloré de l'aube est si beau... Le toit le plus proche m'accueille bientôt, comme un sanctuaire. Ça me calme. Me vide l'esprit de tout... Sauf d'Elle... de Lui, ce petit humain... alors que je me demande s'il aimerait partager un tel moment avec moi. Sûrement...
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