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 Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]

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MessageSujet: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Sam 27 Sep - 14:09

Les paupières ont un peu de mal à s'entrouvrir, à se réveiller... non plutôt à se connecter au monde qui l'entoure. Il émerge lentement de ce sommeil, à vrai dire c'est comme si on l'avait réveillé trop tôt. Il n'est pas très docile ou encore moins agréable. Il gronde tout seul, il frotte l'arrière de son crâne, mais il ne peut pas revenir en arrière, il ne peut tout simplement pas. Les heures passent, la nuit est toujours aussi présente, mais il n'a aucune gêne à sortir ainsi, à se laisser aller à marcher dans les ruelles. Il le fait pour une bonne chose, cette même chose qui est revenu le hanter. A t-il bien fait ce qu'il devait faire précédemment ? N'a t-il pas laissé d'indices derrière lui ? Il tourne à un virage, il laisse son odorat faire le reste, il se retourne parfois pour observer un rat. Un froncement de sourcil, sa mâchoire qui se serre, un regard qui balaie les environs. Paranoïa, elle est présente dans l'esprit de chacun, dans la tête des gens qui ont quelque chose à se reprocher. Cet animal en fuite, mais à la démarche assuré est quelque peu coupable, il cherche à s'enfuir de cette torture que son cerveau lui rappelle à chaque fois qu'il a les yeux fermés. Il sait qu'il devait le faire, mais aurait-il pu mourir sans rien faire ? L'instinct de survie dit souvent non. Elle se révolte et s'acharne à planter ses crocs et griffes dans la chair de cet espoir qui naît en toute personne. Une forme d'attribut qu'il pourrait lui-même s'en débarrasser, mais c'est impossible dans l'actuel réalité des choses. Il soupire, il reprend sa marche, il sait qu'il risque de déranger. Mains dans les poches de son treillis, il avance, le vent est plutôt froid, mais ce n'est pas étonnant pour ce mois-ci.

Il saute pour attraper une échelle et la faire descendre, il grimpe et passe par une fenêtre. D'après ses souvenir c'est dans un coin de l'immeuble, il espère que son aide n'ait pas changé de lieu de travail. Il reste méfiant au cas où des exterminateurs seraient eux aussi sur le coup. Il finit par se présenter à la porte. Il toque doucement avant d'entrer. Il ne s'annonce pas, il ne l'a jamais fait, son regard balaie l'endroit, il soupire et s'avance vers la pièce qui l'intéresse. Il ressent la chaleur des machines sur sa joue, sa peau, il est quelque peu content qu'elle soit toujours ici. Il se rappelle de la première fois où il l'a rencontré, c'était sous la demande exprès de son employeur qui ne voulait pas qu'il y ait d'indice sur cet hybride... car s'il était inconnu, personne ne pourrait faire le rapprochement entre lui et cet homme qui avait une certaine influence sur le monde qu'il contrôlait. Il avait donc fini par rencontrer cette personne. Il reconnaissait l'endroit, ses souvenirs devenant plus clairs, il n'avait pas non plus oublié le paiement, c'était peu cher payé, mais ça lui allait. À vrai dire, rien que de regarder cette personne travailler lui permettait de se sentir déjà mieux. Il entra dans la pièce, ne s'annonçant pas, mais tapant du bout du pied le plancher pour se faire reconnaître, après de multiples demandes, il savait que cet hybride le reconnaîtrait.

Il s'approche, il contourne les machines tout en baissant la tête quand des câbles électriques viennent le gêner. Il ne les touche pas, il les évite, il sait que c'est leur domaine et qu'il n'y avait aucune autorisation pour les déplacer pour le bon vouloir d'une personne lambda. La lumière bleue des écrans se reflètent sur lui et la personne, il sait que derrière lui son ombre est grande, imposante, mais aussi menaçante, il se sait plus dangereux physiquement que cette demoiselle, mais il sait qu'elle l'est d'autant plus à cause de ce qu'elle maîtrise... si elle le voulait, elle pouvait rendre la vie de ce vieil animal aussi pénible que suicidaire. Pour ça, il ne l'attaquerait pas, pour ça, il la respectait, pour ça, il n'avait jamais faillit à son devoir de toujours se cacher, faire attention quand il venait ici, pour éviter de cette planque ne soit découverte. Derrière elle, il approche, et s'arrête. Sa main se lève pour se poser sur la tête bleuté de cette demoiselle, caressant sa tête d'un geste las et familier. Il fait passer de l'autre côté un sac en papier, bourré de nourriture en tout genre, surtout des gâteaux et autres gourmandises. Son sens de l'observation et surtout son odorat l'avait prévenu que cette pièce sentait la nourriture, beaucoup trop pour ne qu'être dans le besoin vital, beaucoup trop. Il sourit faiblement avant de se déplacer, lâchant le paquet qui se retrouvera sûrement sur les cuisses de cette demoiselle. Il s'accroupit à côté d'elle. De taille plus réduite qu'elle, il lève la tête pour observer l'écran, son regard, ses traits tirés sur le côté, yeux bridés, il observe ce qu'elle fait, il soupire.

« …. J'ai besoin... que tu supprimes encore les dossiers qui me concernent, les images, les fichiers, les vidéos... les mots qui me désignent comme étant Wolf ou Dog tags.... D'accord Bleuet ? »

Voix las, il est quelque peu las et fatigué. Il n'a jamais donné son véritable nom à cette petite, mais elle doit le connaître vu qu'elle est la seule à part le « Maître » à connaître son identité. Un hacker est dangereux, plus encore qu'un animal comme lui, ils sont aussi voraces que n'importe quel rapace, ils n'hésitent pas à détruire une vie ou à en créer une nouvelle. Il ne souhaite pas se mettre à dos ces créatures. Il ne souhaite que disparaître et naître encore que cité comme fantôme, c'est déjà le cas dans la pègre, mais s'il peut aller plus loin, plus près de sa vengeance, il n'hésitera pas. Pour cela, il ne doit jamais se mettre à dos cette petite, jamais. Il ne la déteste pas, il l'apprécie même s'ils n'ont jamais vraiment eu de conversation. Il sait qu'il peut rester accroupis là et fermer les yeux, jamais il n'y aura de coup bas du genre à appeler la police ou autre. Il sait qu'il peut lui faire confiance pour ce qui concerne les informations. Ses iris aussi noirs que le néant se voilent sous la lourdeur de ses paupières, il est fatigué d'avoir un pot de colle d'humain à ses trousses. Il se fait vieux pour un chien d'attaque, trop vieux pour un animal sauvage. Il relève la tête et murmure.

« Je t'ai pris... tes préférés.... Je les avais senti la dernière fois et à plusieurs reprises, Bleuet.... »

Surnom affectif, petite boule de poils bleus qu'il ne souhaite jamais qu'elle tombe entre les pattes des exterminateurs ou humains. L'instinct paternel et protecteur, mais cela n'est pas à lui de décider, donc il espère pouvoir lui rendre l'appareil un jour, pouvoir l'aider lui-aussi, il apprécierait vraiment, ça lui fera un poids en moins sur les épaules.
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Dim 28 Sep - 9:39

Gnnnh... C'était quoi ça ? C'était dur. Hm ? Je m'étais endormie ? Sur mon clavier apparemment. Uh, je devais pas avoir assez de sucres. Le sucre, c'est une des rares choses qui me tient parfaitement éveillée. Autant dire que c'est plutôt utile pour moi. Qui a dit que les chat passaient leur temps à dormir ? Je levais la tête vers l'horloge abimée accrochée au dessus de la porte... 9h37. Bah, j'avais faim. Comme 90% du temps en fait. Je tendis alors le bras, sans quitter mon bureau, dans le but de prendre un bol de nouilles instantanées et d'y mettre de l'eau bouillante située dans une bouilloire électrique à mes pieds.

Mh... Ça avait pas vraiment de saveur, mais au moins ça me nourrissait, puis c'était le moins cher que je pouvais trouver. Ça me permettait de tenir le coup. J'étais un peu fatiguée, et j'espérais que j'allais pouvoir passer la journée tranquille. Mon regard balaya la pièce obscure dans laquelle je me trouvais, elle n'était éclairée que par mes écrans d'ordinateur, qui diffusaient une lumière bleue assez froide. Quelques rayons de soleil perçaient à travers les fenêtres fermées par des planches de bois, je ne tenais pas à ce que tout le monde m'observe, surtout que le bâtiment que je squattais était sensé être abandonné. Je devais donc me faire discrète pour ne pas attirer l'attention.

Les pieds posés sur mon le bord de mon bureau, je m'étirais en couinant. En ce moment, je m'ennuyais particulièrement, je n'avais rien à faire. Alors je m'occupais en allant embêter des gens sur ce que les humains appellent "les réseaux sociaux", ça me faisait doucement sourire, et surtout, ça me permettait de tuer le temps. Quand j'eus fini de manger, je déposa mon bol de nouilles vides parmi les autres, empilés sur le bord de la table, rejoignant cinq ou six autres, attestant des repas passés. Mon attention fut soudainement attirée par un toc à la porte, mais je ne me levai pas pour ouvrir. Elle s'ouvrit et des pas s'approchèrent, suivis par un tapotement particulier. Je me mis à sourire, je savais qui c'était... Et l'odeur qui l'accompagnait me réconforta dans cette idée. Mais je ne réagissais pas, restant sur mes écrans si familiers.

Quelque chose me toucha le sommet de mes cheveux pendant quelques secondes, me faisant ronronner faiblement, ainsi qu'une merveilleuse odeur... Du sucre. Le sachet tomba sur mes cuisses et la personne s'accroupit à coté de moi, je lui lancai un petit regard ainsi qu'un sourire : Il était une des rares personnes que je supportai, ou même que j'aimais voir. Et je me doutais de ce qu'il allait me demander...

- Comme d'hab'. T'as encore fait parler de toi ?

J'avais lâché un petit rire quand il m'appela "Bleuet", étrangement, ça me plaisait. Ce n'était pas pour se moquer de moi, c'était plutôt une marque d'affection, et ça me faisait plaisir. Je finis par le regarder et son état me choqua intérieurement : Il semblait fatigué. Vraiment fatigué. Il baissa la tête quelques instants, comme las. Je me mis donc au travail, commençant à supprimer donnée par donnée, prenant plus ou moins de temps suivant les systèmes de sécurité. Personnellement, je m'amusais comme une folle à déjouer tout ces trucs, certains étaient d'une facilité ridicule. Mais la plupart appartenaient à la mafia de l'ile et étaient donc plus compliqués à infiltrer.

Mais je me calma quand il reprit la parole, l'écoutant avec attention... Il avait la voix d'un père, et ça me redonnait confiance. J'ouvris donc le sachet de gâteaux et en prit un entre mes dents. A manger, c'était ce que je demandais en échange de mes services. Autant dire que je n'étais pas difficile pour mes prix, je voulais juste qu'on me laisse tranquille. Mangeant la friandise petit à petit, je lui souris de nouveau.

- Merchi.

A mon tour, je posai ma main sur sa tête. Ça n'avait rien de méchant, je voulais juste lui assurer qu'ici, il pouvait être tranquille et qu'il pouvait rester autant qu'il le souhaitait, si jamais il voulait se reposer un peu. Ses cheveux étaient rêches, tout comme ses oreilles de loup, mais ça ne me dérangeait pas, pour ma part je trouvais ça agréable. Après, j'espérais juste qu'il n'allait pas le prendre mal, peut-être qu'il n'appréciait pas ce genre de trucs.
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Mar 30 Sep - 16:21

Le regard braqué sur elle, il l'observe attentivement, se réconfortant du sourire qu'il peut voir, restant lui-même de marbre. Expressif ? Ce n'était pas son genre, pas pour ce genre de futilité, il préférait encore que la personne le ressente au lieu qu'il montre réellement ce à quoi il pense. Est-ce si dur d'imaginer ce qu'une personne pouvait ressentir ? Ce n'était pourtant pas la mer à boire, pas totalement. Toutefois, il était heureux intérieurement pour ce visage qu'il voyait souriant. Créature crainte. Créature détestée. Il n'avait pour choix que celui de fuir. Choix qui était si important pour lui, c'était sa manière d'épargner ces humains... humains qui l'avaient rendu ainsi. Plongé dans ses pensées, il n'avait pas senti l'approche. Il sursauta au toucher, son visage se tournant vers l'origine, il se calma rapidement : ses yeux agrandit par la surprise, se refermait déjà lentement, laissant alors cette main innocente caresser sa tête, sa chevelure rêche et sombre. Ses oreilles de lupin ne bougèrent pas pour le moins du monde, elles restèrent droites et sans mouvements. Ce n'était vraiment pas ça qui allait l'inquiéter... ce n'était pas une main sans arme qui allait le faire bouger. Calme, il pourrait presque s'endormir ici maintenant, mais ce n'était pas comme s'il pouvait le faire. L'envie y était, mais pas la volonté. Dans un faible soupire, il lève sa main pour écarter cette de la demoiselle dans un geste lent et pourtant doux, sans brusquerie, il ne voulait pas être méchant, mais il préférait presque rester tranquille pour le coup. Il releva son visage vers l'écran. Oui. Encore. Il avait encore fait parler de lui, il n'avait pas cessé et c'était pour ça qu'il n'avait pas pu se cacher. À vrai dire c'était de la sur-protection qu'il faisait. Il n'allait donc pas s'obliger à devoir rester à découvert. Il avait le chic pour toujours se dévoiler aux autres, mais il était aussi doué pour faire taire les gens. Dans un silence angoissant, il attrapait leur gorge, il volait leur souffle de vie dans un craquement horrible. Au fond de lui la Bête était seulement endormie, elle attendait en souriant de ses crocs.

Il se redressa lentement, son corps se crispant tout en voulant se desceller de cette souffrance qu'il emmagasinait. La colère pourrait lui donner l'adrénaline qui lui manque, mais ce n'est pas encore assez pour lui, pas encore juste pour son cerveau. Il limite lui-même les excès de violence envers les gens. Il a connu cette éducation qui l'oblige à agir abruptement. Sous cette forme qui n'est pas raisonnable, il ne peut pas agir comme il souhaite. Il se détourne un peu, observant les fichiers avant de s'avancer vers le fond de la pièce. Il se laisse aller contre le mur glissant tout le long pour s'asseoir et baisser la tête dans l'espoir de pouvoir se reposer un minimum, se lâcher dans cette forme de bénédiction qui ne durerait que quelques minutes ou bien quelques heures, c'était bien un espoir qu'il nourrissait. Un soupire franchit ses lèvres, laissant toute sa vie déferler le long de son corps.

« Encore et toujours.... Je suis bien le chien d'garde de ces messieurs. Merci de le faire, je sais pas si j'aurais pu dormir sinon. »

Il était fatigué. Épuisé de devoir fuir tant de monde, tant de gens qui cherchaient vengeance, il pouvait se permettre d'aggraver son cas en tuant encore et encore, mais ce ne serait pas juste, n'est-ce pas ? Une folle envie de dormir qui l’assomme, il se laisse endormir, son corps lui-même se délivrant de cette emprise qu'il subit. Sa respiration est calme, mais l'eau ne dort jamais, elle veille, et c'est pareil. Sommeil léger. L’œil toujours aussi actif, il fait attention à son environnement. Il ne répondra pas au remerciement, il n'en voit pas la teneur importante. Il ne fait que payer, lui faire plaisir au passage. C'était comme ça qu'il travaillait. Il ne manquerait plus qu'il prenne un certain plaisir à offrir, à faire plaisir même à quelqu'un. Il n'avait pas été élevé ainsi, alors, il préférait encore garder ce qu'on lui avait appris. C'était automatique, mais c'était simplement un animal dressé derrière cette liberté.

Il releva la tête après de longues minutes, ses iris se posa sur cette silhouette, il ne savait pas quoi dire, jamais très causant, il préférait encore le silence, cette attraction, cette envie de garder, d'entretenir la force qu'il y a, le caractère imposant de cette sourde musique, de ce silence qui en devient assourdissant. Ses iris continuent de fusiller son dos, mais il ne dit rien, il sourit vaguement, avant de le briser et de soupirer vivement. Il se sentait bien ici, à la chaleur de ces machines. Chaleur écrasante qui caresse les muscles de son corps avec désir. Il n'a qu'une envie c'est de bien sûr être bien. Il fronce des sourcils.

« Tu n'as aucune soucis ici ? Pas de mauvaise visite ? Je peux... très bien m'en occuper tu sais.... »
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Mer 1 Oct - 13:05


Il resta immobile pendant quelques instants, me laissant caresser ses cheveux tout en l'observant... Il avait l'air épuisé. Et ça me faisait un peu mal au cœur de le voir comme ça. Ça changeait de toutes ces vidéos de lui, se battant férocement contre d'autres hybrides. Un vrai démon. Le voir aussi évincé après tant de combats me donnait presque les larmes aux yeux. Car c'est un pouvoir que j'ai... Je sais tout. Même si je préférerais ignorer toutes ces choses-là. La réputation de cet homme était faite, maintenant, il veut la fuir. Et il compte sur moi pour ça, je ne dois pas le décevoir. J'aimerais juste pouvoir l'aider, soulager le poids qui écrase ses épaules. Cette ombre qui le suit, partout où il va, je peux la faire disparaitre.

Ce ne fut pas très long. Toujours mon gâteau entre les dents, je sentis qu'il commençait à remuer et relever la tète, déplaçant ma main pour se redresser. Je levai les yeux vers lui, visiblement intriguée... Je ne le comprenais pas des fois. Mais j'imagine comme c'est comme ça. Je me remis alors au travail, poussant un long soupir quelque peu attristé. Je l'entendis alors partir vers le mur... Puis un glissement. Et le silence, à nouveau. Il soupira lui aussi. Ma fatigue n'était rien comparé à la sienne. Je continuai donc à tapoter sur mon clavier, frissonnant à chaque nouveau fichier que j'arrivais à supprimer... Pour l'aider.

Soudainement, sa voix rauque brisa le silence et me fit relever la tête, me figeant presque sur place. Je me contenta de répondre, essayant de rester calme... si on pouvait dire ça comme ça.

- ...C'est normal.

Je ne me retournais pas, je me forçais à ne pas le faire. J'entendais sa respiration devenir de plus en plus lente, il devait dormir. Ou tout du moins se reposer. Je tenta un petit coup d’œil, et le vit adossé au mur, la tête penchée vers l'avant. Son corps avait l'air si lourd et abimé, mais jamais il relâchera sa garde. Après l'avoir dévisagé ainsi pendant quelques secondes, discrètement, je frottais mes yeux qui devenaient peu à peu humides... Il était libre, mais pourchassé. Telle une bête sauvage que l'on voudrait abattre.

Je me retourna donc, finissant progressivement le travail pour lequel il m'avait payé. Enfin... "Payé", acheter à manger en fait. Je n'ai pas besoin d'argent, vu que je dois sortir pour l'utiliser, je risque de me faire attraper ou de faire connaitre cet endroit, et ça, j'en ai nullement envie. Donc la nourriture, ça me va. Heureusement, j'ai pu me connecter sur le réseau de la ville en constituant un réseau "pirate", afin d'avoir l'électricité et Internet. Le gaz ? Pas besoin, j'ai le courant. Tous mes gadgets sont électriques. Et puis, c'est pas comme si j'étais une pro de la cuisine aussi, je sais juste faire des pâtes. Cinq fruits et légumes par jour ? Ha ha, c'est une blague.

Finissant par m'étirer après de longues minutes à essayer différentes combinaisons de codes, de nouveau, sa voix s'éleva de derrière moi. De mauvaises visites ?

- Mhh... Non, pas vraiment. J'suis tranquille ici.

C'est vrai, je suis bien. Personne ne vient m’embêter et j'ai même tellement de temps libre que je peux jouer aux jeux vidéos. Bon, des fois, il y a des hybrides rebelles qui tentent d'investir le bâtiment, mais j'arrive à les chasser quand ils sont pas trop nombreux en leur promettant d'effacer leurs affaires avec la police de l'ile. Mais ce ne sont que des mensonges pour les faire partir. Mais bon... Je ne veux pas l’embêter avec ça, il devait déjà avoir suffisamment à faire de son coté. Mais malgré ça, l'hésitation me tiraille...

Je secoue faiblement la tête, tachant de rester concentrée sur mon travail. Je fis alors pivoter mon siège, me retournant vers lui, un bras sur l'accoudoir alors que mes petites jambes s'agitent dans le vide, comme le ferait une enfant. Oui, je suis peut-être une adolescente mais dans ma tête, je reste une gamine.

- Ça mord.

D'un petit signe de tête, je lui indique l'écran. Dessus, un dernier fichier était à supprimer. Seul problème, il était protégé par un mot de passe. J'avais tout essayé, d'ordinaire, les mots de passe sont simple à déjouer... Mais je devais faire vite, sinon, ça pourrait finir mal pour moi aussi. Un peu nerveuse, ma queue de chat s'agitait doucement dans le vide.

- T'as une idée de ce que ça pourrait être ?
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Mer 1 Oct - 18:38


Son corps est différent, il n'arrive pas à suivre et pourtant il fonctionne, il est d'une mécanique impossible à arrêter. Sa force n'est autre que son mental inébranlable. Les larmes pourraient couler, mais c'est une force qui lui est impropre. C'est comme si une main invisible vient caresser son âme pour le calmer, comme si son corps est apaisé, comme si tout ça n'était qu'une vision pittoresque des choses. Elle lui montre un autre dessein, il l'accepte. C'est ainsi qu'il a toujours fait, il a ignoré les appels d'urgence de son propre corps, il a surpassé tout ça. Il a compris qu'il n'était un être vivant, sans plus de force qu'un humain, il a trouvé ses limites et les a surpassé, c'est une grande force qui a alors gonflé en lui, qui a décidé de tout faire pour l'aider à porter ce poids sur ses épaules. Si seulement il avait pu ne pas subir tout ça que serait-il devenu ? Un cadavre sans vie, une loque sans volonté. Une musique qui sonne en boucle, une song qui ne cesse de venir, c'est comme ça que le monde est, il suit une note bien précise et les humains rajoutent la suite. Est-il alors une fausse note ? Un sourire s'éclaire sur son visage, il est une sacré fausse note. La commissure de ses lèvres tremblent, s'étire, il est bien défectueux et c'est ça qui plaît à ce connard, à cette vermine. Son souffle s'échappe d'entre ses lèvres, il se redresse et n'hésite pas du tout à se relever. Il est quelque peu mort de fatigue, mais son corps n'obéit qu'à sa volonté. Il 'approche après que Bleuet est parlé. Cette voix doucereuse est un baume pour son âme, il adore l'écouter et surtout l'entendre parler. Berceuse inégalable, il apprécie vraiment. Il est reconnaissant, il ne peut que se dire qu'il est complètement sous le charme. Sans elle que ferait-il ? Sans cette puce que deviendrait-il ? La réponse est simple. Il serait cette créature dite du Diable et continuerait de le servir, de lui obéir, pire... il ferait tout pour cette créature humaine. Il vendrait son âme pour avoir la seule once de fierté dans le regard de cette pourriture. Tel qu'il est, un animal sauvage dressé, une bête immonde qui a gardé en tête l'éducation qu'on lui a inculqué. Une bête sauvage le restera toujours, c'est ce qu'on dit.... Mais c'est faux.

Il approche, lentement, doucement, il pose sa main sur le haut du siège de cette petite, il observe l'écran en fronçant des sourcils. Il ne sait pas lire, il n'a pas appris, mais ce n'est pas une grande perte. Il fait ce qu'on lui ordonne. Il n'a pas besoin d'éducation.... « Cesse cette comédie clébard et attaque. Ne lâche pas le morceau, arrache, étrangle, tue. » Tels sont les dernières paroles de ce type qui fut son « maître ». Tuer. Tuer.... Il pourrait si facilement tuer cette petite sous le seul mot d'ordre. Mais il n'est plus une bête qu'on éduque. Il hausse les épaules, il ne connaît pas le mot de passe, il ne sait pas, il ne cherche pas réellement. Sa voix s'élève lourde et las.

« Je ne sais pas.... Bleuet... je ne sais pas lire.... C'était inutile de m'apprendre ça.... Mais je connais le symbole. C'est les Cages.... »

Il se déplace, se recule, se retourne et avance d'un pas lourd de sens, il n'aime pas voir ça, il n'aime pas revoir ça. Il y a de l'activité du côté des Cages, il doit s'informer, mais plus tard.

« Cherche du côté de... mon passé... pour le passé.... S'il est toujours aussi... tordu ? Tu trouveras. Essaie mon prénom. Tu le connais.... »

Il n'aime pas ça, il déteste les humains, mais c'est comme si son instinct lui disait de ne pas faire attention. Il se retourne, il pose ses mains sur le dessus du siège, plongeant son regard noir dans celui de cette petite, il lui offre un sourire sincère, que de peine. Il la fait lentement tourner pour qu'elle se retrouve face à cet écran bleu, face à cette machine supérieur à l'homme. Lentement ses mains glissent le long du siège, son corps suit. Ses doigts sur la surface rugueuse vont ensuite se poser sur une épaule de la féline, puis l'autre main sur sa tête, caressant de sa main rugueuse cette tête. Il descend un peu plus, puis s'écarte pour aller la soulever de cette chaise. Il n'est pas méchant, ni brusque, mais il est ainsi, il est encore un père, il n'a pas perdu de cet instinct qu'il n'a pu assouvir. Il s'assoit dans le fauteuil, mettant cette demoiselle sur ses genoux, son menton se calant sur le haut de son crâne alors que ses paupières se ferment lentement, il est si épuisé qu'il ne peut pas combattre le temps. Il enlace sa taille en espérant ne pas la gêner, il a besoin, mais si elle ne veut pas, il pourra toujours s'écarter et ainsi retourner sur le sol, ça ne le dérange pas.

« Bleuet... ne te stresse pas.... Tu sens la tristesse de loin.... J'ai un bon odorat. »

Il a sentit l'odeur particulière de l'eau, de ces gouttes dans ses yeux, il ne veut pas la faire pleurer, il ne connaît pas la raison. Un fichier choquant ? Qu'a t-elle pu voir pour la rendre si fragile à ses yeux, à son odorat. Il décale sa tête sur son menton pour le poser sur son épaule, il observe avec attention ce qu'elle fait, il se sent bien, il est bien. C'est ce qu'il souhaite, avoir une vie calme, il aimerait.
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   Sam 4 Oct - 18:14

Dès qu'il fut près de moi, je me sentis très mal... Ça ne devait pas le réjouir de voir ça. Je regrettais de lui avoir demandé son avis sur mon problème, j'aurais pu trouver le mot de passe toute seule. Après avoir un peu réfléchie. Mais je pense que c'était plutôt pour ne pas le voir aussi triste, seul contre le mur. Il ne savait pas lire... Pas nécessaire de lui apprendre ça. Je pouvais très bien le concevoir, vu son passé. Je connaissais tout de lui après avoir supprimé les fichiers qu'il me demandait. Je devais connaitre sa vie et ses actes pour les garder secrets, plutôt insensé. Mais au moins, j'étais sure de chercher au bon endroit... Les Cages, rien que le nom est réjouissant.

- Mh'okay.

Aussitôt, je me suis mise à imaginer ce qu'il a du endurer, pas que je m’apitoyais sur son sort mais surement à chercher à le comprendre. Savoir pourquoi il est devenu ce qu'il est maintenant. Il ne sait pas... Il s'éloigne, son pas est lourd, las. Ça s'entend clairement. Essayer du coté de son passé ? Ce n'est pas bête mais... Il y avait de quoi faire. Tapotant ma joue tout en cherchant dans mes pensées ce qui pourrait être la solution, il s'approche de nouveau et me regarda longuement... Je ne savais pas trop comment réagir pour le coup. Ses yeux étaient si profond, noir comme du jais, très beaux aussi. Il sourit, ça devait être rare. Mais cela me fit sourire aussi. Je lui vouais beaucoup d'admiration, et aussi de confiance, j'étais rarement aussi ouverte avec quelqu'un d'autre.

Lentement, il s'installa à mes cotés, me posant sur ses cuisses et m'enlaçant par la taille tout en regardant l'un des écrans posé sur le bureau devant moi. Je ne bouge pas, je suis bien comme ça, c'est... agréable, même si je suis un peu embarrassée, il me fait penser à un père. En tout cas, je le considère comme ça. Ses gestes sont doux et tendres, apaisants, j'en lâche même un petit ronronnement tellement ça me fait plaisir. Ses paroles me laissèrent un moment figée. Triste, moi ? Je me faisais du souci pour lui, c'est tout. Je mis quelques secondes pour trouver mes mots, hésitante... Mes doigts tremblaient sur mon clavier et je serrai les poings pour me calmer. Mes yeux redevenaient peu à peu humides, et ma respiration plus saccadée.

- C'est juste que... Je trouve ça injuste que tu sois pourchassé. Pourquoi ils ne peuvent pas te laisser tranquille ?!

Ca y'est... Les larmes commençaient à couler. Le fait qu'il m'enlace ainsi me faisait sangloter un peu plus... Qui sait si la prochaine fois, il reviendra me voir en un seul morceau ? Ou revenir me voir tout court ? Je laissais ma tête se poser contre la sienne en essayant de respirer plus calmement, fermant les yeux pendant quelques instants alors que de grosses larmes roulaient sur mes joues... Profitant de sa présence ici. C'était si agréable. Fébrilement, j'allais entrer le mot "Mayson" dans le champ du mot de passe, sur le PC. C'était bien ça. Ils ne comptaient pas le laisser s'échapper comme ça. Je finis alors mon travail, tachant de supprimer les derniers fichiers au cœur même du système des Cages, mais les souvenirs eux, restent, les blessures aussi.

J'avais bien conscience que parce que je supprimais ces quelques fichiers, il bénéficiera d'une vie heureuse, non. C'était juste un répit de quelques mois, tout au plus. Ensuite, ça recommencera. Une bataille perpétuelle pour la liberté... Ou juste le fait de pouvoir exister. Et le "Maitre" ne l'oubliera pas non plus, c'est loin d’être le cas, il continuera de le chercher après tout ce qu'il a fait, il ne s’arrêtera pas là. Ça me donnait des frissons... Fermant le logiciel une fois ma mission accomplie, je me serrai contre lui, ne voulant pas le laisser partir. Pas maintenant. Pas tout de suite.
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MessageSujet: Re: Un peu de compagnie, malgré la demande.... [Pv: Blue]   

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