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 Don't let me go already.

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MessageSujet: Don't let me go already.   Mar 25 Nov - 2:32

Don't let me go already.

Feat Haiko

Haiko. Le nom résonne encore en ton esprit comme s’il y était gravé d’un indélébile souvenir. Tu te remémores la rencontre avec l’hybride pour une énième fois, porte les doigts contre ta joue qui n’a gardé que de minces lignes rosées de sa flamboyante personnalité. Le vent se lève, soulève tes cheveux qui viennent danser autour de ta tête, alors que tu fermes les yeux pour te rappeler. Tu peux revoir son corps étendu contre le tien, entendre le doux ronronnement de sa gorge et presque sentir son apaisante chaleur. Une vision qui t’es douce et bien que ce type soit indéchiffrable et sans doute largement plus dangereux que tu ne voudrais le croire, tout au fond de ton cœur d’humain fragile, tu ressens un poids, comme un manque qui te tiraillerait les entrailles. Entre tes doigts, tu aimerais de nouveau sentir ses cheveux de neiges, caresser ses oreilles rien que pour qu’il te menace de sa voix si peu convaincante. T’es tombé raide dingue de cet inconnu, et tu le sais très bien. Ça te ronge, ça te fait honte. C’est insidieux, vicieux, ça te rentre par tous les pores de la peau et tu aimerais parfois le revoir, juste une fois, juste un instant, ne serait-ce que pour goûter encore un peu de sa chaleur.

Tu ouvres les yeux, la brise passée. C’est une myriade de couleurs qui s’offre à ta vision, la raison pour laquelle tu es sortie de la ville aujourd’hui. Il doit être juste un peu passé midi, et toi tu te sens d’attaque pour une journée photographie dans cette forêt. L’orange, le rouge, le jaune et les quelques touches de verts qui sèment encore les arbres te font sourire tout doucement. Pour toi qui est solitaire, introvertie et du genre calme, cet endroit est parfait pour décompresser, oublier tous les soucis et ne garder le focus que sur le projet qui te traîne en tête. Tu n’es pas un grand artiste, loin de là, et tu n’as pas l’intention de le devenir ou de faire de la photographie ton métier, mais c’est une activité que tu affectionnes particulièrement, et tu souhaites ramener le plus de souvenir possible de tous tes voyages. D’ailleurs en y repensant, il ne te reste qu’une semaine ici, ensuite tu as l’intention de continuer ton périple autour du mon en Afrique. Encore une fois des tas de possibilités de superbes clichés que tu pourras prendre. Mais une chose à la fois. Tu replaces ton sac à dos rempli de tout ce dont tu auras besoin contre tes épaules, et commence à avancer dans le sentier pédestre.

Les odeurs se mélangent, c’est doux, humide, et tu peux sentir l’odeur de la terre et les feuilles. Le soleil te réchauffe doucement, et tu attrapes l’appareil-photo qui pend de ton cou, histoire de commencer à jouer avec la lumière, les effets. Tu marches lentement, tranquille. Tu es loin d’être pressé alors que tu prends quelques clichés tout autour de toi et approche l’instrument de ton visage pour regarder dans le cadre, noter l’apparence des images, ce que tu dois améliorer, garder. Ça te fait du bien de ne te concentrer que sur ça. Tu oublies tout, décroches plus facilement que tu ne l’aurais cru et procèdes rapidement à l’intérieur de la forêt, suivant toujours ce sentier en lequel tu te sens en sécurité.

Le paysage est magnifique, et petit chanceux que tu es, il semble qu’il n’y a pas que la température qui te soit clémente aujourd’hui, car tu réussis à capturer des images d’animaux. Un écureuil curieux, une famille d’oies près d’un minuscule lac, une biche tout au loin. Ça te remplit de joie, rien que ça. Tu examines les photos prises, continue ta marche durant une bonne demi-heure, jusqu’à oser t’aventurer un peu à l’écart du sentier. Les arbres se dressent fièrement, et tu aimerais prendre une photo qui donne l’impression d’être au cœur de la forêt. Prudent, tu t’assures de garder un œil sur un bout de la route de gravelle, te retournant souvent et cherchant à te faire des points de repères. Tu t’amuses à photographier une chenille aux éclatantes couleurs de très près, puis change le focus de l’objectif pour prendre une image tout au fond des arbres.

Et c’est en regardant le résultat de cette photo que ton cœur fait un bond plus fort que les précédents. Tu approches le cadre de ton visage pour mieux examiner le cliché, retiens presque ton souffle alors que tes doigts se crispent autour de l’appareil. Là, tout à gauche de l’écran, tu peux voir le bout d’un manteau que tu reconnaîtrais parmi tous ceux du monde. Tu cours déjà lorsque tu réalises de qui il s’agit. Ton corps t’emporte, plus rapide que ta raison, vers l’endroit de la photo. Est-ce bien vrai ? Un reflet dans la lentille ? Une illusion d’optique laissant croire à un manteau ? Tu n’as pas le temps de regarder de nouveau, tu ne veux pas le voir fuir, pas encore une fois. Tu veux le voir, lui, cet hybride qui a chamboulé de ton corps à ton cœur. Ta respiration se fait haletante, tu ne cesses de parcourir la forêt en de grandes et rapides enjambées, regardant partout autour de toi. Un bruit ! Tu le suis, tournes vers ce que tu penses être un bouleau pour observer les alentours, jusqu’à ce que tu te décides à t’arrêter. Où est-il allé ? A-t-il tournée à droite plutôt qu’à gauche, ou est-ce le contraire ? Tu ne sais même plus d’où tu viens, où se trouve la route et ça te fait soudainement peur. Une main posée contre le tronc large d’un arbre, tu tentes de reprendre ton souffle effréné, penche la tête vers l’avant pour te calmer un peu, et puis la relève une fois ta respiration moins chaotique. Avalant ta salive quasi-absente, tu redresse le visage, fixe l’étendu de végétaux devant toi et puis crie à t’époumoner.


- HAIKOOO !!!

L’écho te revient, répétitif, comme s’il te narguait d’avoir cru à pareil miracle. Tu t’en veux, horriblement, d’avoir foncé tête première vers une illusion du type que tu devrais fuir plutôt que de chercher à voir encore. Mais c’était plus fort que toi, cet espoir, cette douce chaleur qui t’avait empli en voyant le cliché dans lequel un bout de son manteau apparaissait. Tu oses un pas, ton souffle un peu plus régulier, quoique toujours rapide, regardes un peu partout pour chercher à trouver un point de repère, un signe que le sentier n’est pas loin. Un atroce sentiment de solitude t’emplit, et bien que tu n’en laisses rien paraître sur ton visage, la déception est vive dans ton cœur, et tu te demandes si tu auras la chance de revoir cet hybride avant ton départ, ne serait-ce que pour satisfaire tes ridicules obsessions de romance.
 

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MessageSujet: Re: Don't let me go already.   Mar 25 Nov - 2:34

Ma vie a repris son cours habituel. Chasser, être chassé donc fuir, dormir, et tout recommencer une nouvelle fois. C'en est presque... lassant. Comme si cette unique rencontre en pleine nuit avait gâché trois ans à seulement profiter de la Nature et de ce qu'elle a pu m'offrir. C'est presque cela... Il a troublé l'existence que j'ai si durement acquise, longuement mise en place, sans répit quelconque. Bien sûr que je lui en veux pour ça. Pourquoi ne lui en voudrais-je pas ? Je ne maîtrise plus rien de ce que je pensais être ma vie. Je m'autoproclame fort et désintéressé de tout mais au final... Je veux juste le revoir. Sentir son odeur et son corps chaud contre le mien. Ai-je été un jour trop envieux, trop quelque chose pour que l'on m'interdise un tel souhait ? Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi faire. Je suis... perdu. Depuis deux semaines maintenant -je compte chaque jour qui passe, oui-, je passe mon temps à traîner un peu partout, mais surtout pas en ville. Je ne veux plus me confronter à lui, et en même temps je ne rêve que de cela. Mon cœur se bat contre ma raison, et celle-ci semble rendre les armes de plus en plus rapidement...

Voilà pourquoi aujourd'hui, je me suis approché un peu plus près que ma zone habituelle, presque à la lisière de la ville. Ce qui est totalement idiot... Que viendrait-il faire ici, Lui ? Dire que je ne connais même pas son nom. Et à en juger par ses réactions vis-à-vis de moi et le lieu où il vit, c'est un étranger à coup sûr. Il ne doit pas avoir d'attaches ici. Ni famille, ni amis... rien. C'en deviendrait presque triste... Il est pareil à moi, et ce côté-là plus que d'autres me dérange étrangement. J'ai jamais eu d'amis. Ni personne à qui me confier – à part cette petite peste qui me servait de maîtresse, il y a si longtemps...

Non. Interdiction d'y penser. Si j'ai fui par ici, c'est pour ne plus la croiser, Elle non plus. Un soupir qui fuit d'entre mes lèvres, alors que je me mets en marche, repartant dans la direction que j'avais prise pour venir. Je m'ennuie... Tellement. Et une bonne pizza ne ferait pas de mal à mon estomac irrité des quelques racines que je lui ordonne de digérer. Une douche, pourquoi pas... C'est lamentable de voir comment quelques heures tout au plus ont réussi à réveiller mon âme d'animal soumis à son maître, attentif à ses désirs et tout heureux de profiter des avantages de la domestication.

Et soudain... Un bruit de pas au loin, qui met tous mes sens en alerte, oreilles dressées et mon corps instinctivement tapi derrière un arbre, alors que ma raison fait un fuck obscène et terriblement victorieux à mon cœur. L'air de dire « Va te cacher, c'est pas en t'écoutant toi qu'on va réussir à rester en vie ». Sur ce point j'avoue être assez d'accord avec elle... Et mes réflexes prennent bien vite le relais, mon corps semble se mouvoir tout seul. C'est très relaxant, la chasse. Vraiment. Il n'y a plus rien à penser, il faut simplement se concentrer sur sa proie. Faire en sorte qu'elle ne s'enfuie pas sous son museau – pardon, sous son nez. Ma partie humaine se tait, l'animal en moi ressurgit comme s'il n'attendait que l'occasion de me dominer. Moi, ça me va...

Accroupi, je renifle la douce odeur laissée par l'humain qui essaye de m'avoir. Presque l'odeur d'une femelle en chaleur... Mais seulement presque, parce que c'est pas la saison. Voilà qui est amusant... Je traque cette humaine comme du gibier, ce qu'elle est, en fin de compte. Traîner dans les bois est une si mauvaise idée de nos jours...

Une branche d'arbre mort se fend sous ma patte, et je grogne doucement, comme coupé dans mon élan. Voilà la silhouette de cette fille, je ne vois que son dos, et si elle se retourne à cause d'un foutu bout de bois, la surprise est gâchée... Bien que j'aurais le dessus sur elle si ça arrivait, mais quand même, j'aime autant m'amuser un peu avant.

Le cri me surprend et me glace en même temps, alors que je produis un grondement des plus menaçants, sourcils froncés. Mon... nom ? Sérieusement, c'est ce petit gars qui me rend fou depuis des jours ? Quel idiot ! Sans que je puisse réellement me retenir je bondis auprès de lui, attrapant son bras d'une poigne ferme, tandis que mon autre main vient se plaquer contre la bouche et le nez du petit humain, s'y pressant pour l'intimer au silence. Cet inconscient ! Il veut rameuter la ville entière ou quoi ?!

« Ferme la ! » Je grogne à son oreille, alors que je le garde bien contre moi pour le forcer à s'éloigner de cet endroit bien trop exposé. « Si des chasseurs font irruption dans la forêt par ta faute, je t'assure que tu ne risques pas d'apprécier ma réaction... »

Je suis nerveux, en rogne, et ça doit bien se voir sur mon visage. J'enlève tout de même ma main pour lui permettre de respirer, ce serait idiot qu'il s'évanouisse dans un tel moment... Maintenant que je l'ai enfin retrouvé... Je me mords la lèvre, laissant toute la colère qui m'habite s'enfuir au plus vite, rendant mes traits plus détendus, mes iris bleu clair presque remplis de joie. Je relâche son bras en douceur – il risque d'avoir un gros bleu d'ici quelques heures, je ne mesure pas assez bien ma force... Puis j'attrape tout doucement son visage entre mes mains, le tenant avec délicatesse, comme s'il était fait de porcelaine. Et en face de moi, cette comparaison est peut-être assez juste... Quoi qu'il en soit, je viens coller mon front au sien, plongeant l'océan de mes yeux dans les siens, un regard peut-être plus ardent que je ne l'aurais voulu... Mes oreilles s'agitent de joie, ma queue frétille doucement, et alors que je viens frotter affectueusement mon nez au sien, un doux ronronnement vient résonner à mes oreilles. Il m'a manqué... plus que je ne l'aurais cru possible.
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MessageSujet: Re: Don't let me go already.   Mar 25 Nov - 2:47

Don't let me go already.

Feat Haiko

Et tandis que ton cœur se perce d’affreux remords, de déceptions bercées par tes propres illusions, tu lèves les yeux vers le ciel pour te maudire. C’est ridicule, ce type est entré dans ta vie d’une façon si brutale, si violente, que tu ne te crois plus capable de l’oublier, et maintenant, tu le vois partout. Non, tu l’hallucines, plutôt, et court vers le mirage pour te retrouver perdu. Loin de tes points de repères, loin de la ville, et puis loin de lui. Il te manque. Non, tu ne connais rien de lui, outre son prénom et son tempérament désagréable. Non, tu ne devrais plus y penser, continuer ta vie comme si cette soirée n’était pas arrivée, mais tu ne peux oublier. Tu ne peux nier la sensation de plénitude qui t’a empli alors que tu l’as vue s’endormir contre toi, son visage blotti au creux de ton cou, sa respiration calme, profonde. Quelque part, tu sais que cette innocence et cette fragilité, il n’y a que toi qui l’ai vue, que toi qui en a eu le droit. Ça te bouleverse, ça chamboule le fondement de tes valeurs, et tu ne peux plus te mentir. Tu as besoin de le revoir.

Pris dans tes pensées, tu n’as pas le temps de réagir lorsqu’une main se plaque durement à ton visage et qu’une seconde broie presque ton bras. Tu émets une plainte, rauque et puissante, mais les notes meurent contre la paume qui t’empêche de respirer. Toi qui haletais encore, le manque d’air te fait paniquer, et tu te serais sans doute mis à gigoter de toutes tes forces pour te délivrer de la ferme emprise, mais la voix de ton assaillant te vient à l’oreille, tout comme ce grondement que tu reconnais. Ton corps est parcouru d’un long et étourdissant frisson, tes muscles s’affaissant pour laisser l’hybride te tirer avec lui sous ses menaces. Il est là. C’est bien lui. Tu reconnais sa voix, sa peau, son odeur, la taille de ses mains, les griffes qui s’y trouvent. Ton cœur palpite, s’emporte, tes yeux deviennent humide sans que tu n’aies droit au contrôle de quoi que ce soit des réactions de ton corps. Oui, il est là et c’est tout ce qui compte maintenant.

Il te retourne aisément, caresse ton visage, te touches comme si tu lui étais précieux. Ça te fait craquer tout au fond et tu le fixes à ton tour, le laissant approcher son visage pour que vos nez se touchent d’un geste qui a quelque chose de doux et de sauvage à la fois. Tu rougis. La peau de tes joues te brûle sous l’adorable geste, et tu lèves une main vers lui, tremblante, hésitante. Elle se pose délicatement contre la mâchoire de celui qui ronronne devant toi, la caresse du bout des doigts d’abord, avant que la paume ne dessine ton affection jusque sous l’oreille, plongeant les doigts dans la blanche tignasse. Les yeux pendus aux siens, tu chuchotes son nom, celui de cet homme qui ne réalise sans doute pas tout ce qu’il te fait.

- Haiko…

Ta voix est étranglée, ta gorge serrée d’émotions alors que de ta main libre, tu déplaces ton appareil-photo pour l’envoyer pendre derrière toi. Ça libère la place, libère ton torse que tu viens presser contre le tigre, cherchant sa chaleur, sa présence. Tu imites son comportement, t’en inspires, comme porter par un nouveau courage, et vient doucement blottir ton visage au creux de son cou, copiant ce geste qu’il t’avait imposé la première fois. Tu y frottes le bout de ton nez, hume son odeur bien honteusement, le cœur sur le point d’exploser. Tu finis par l’enlacer, te levant sur la pointe des pieds pour passer les bras autour de sa nuque, ton visage toujours caché contre lui, tout ton corps plaqué au sien. C’est bon. C’est si bon.

- Ne me laisse pas, je t’en prie.

Tu trembles, soudainement effrayé à l’idée de te retrouver seul, comme si des années de solitudes avaient fini par ne te faire désirer que plus la présence de cet inconnu. Au fond de ta voix, et ce malgré l’accent toujours fort, on peut sentir la sincérité, le besoin, et même un peu de cette panique que tu ne t’expliques pas. Alors tu restes là, accroché à lui comme à la bouée qui te sauveras de la noyade, espérant qu’il ne te repousse pas, espérant que ses bras se referment autour de toi et qu’il t’emporte loin de tous les soucis du monde.
 

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MessageSujet: Re: Don't let me go already.   Mar 25 Nov - 22:11


J'avais jamais aspiré à ça. A finir accroc à un humain encore une fois, avec l'idée obsédante de le rejoindre chaque jour. Avec un peu de recul, je pense que je pourrais fuir son étreinte si douce et si chaleureuse, que je pourrais me convaincre du mal-fondé de cette relation ; mais pour le moment, plus cette idée-là se fraye en moi, plus je m'accroche à ce petit corps d'être humain. Je suis tout paniqué, à l'intérieur de moi. Et je déteste cette sensation. Elle me dérange au plus haut point.

Et lui aussi... Sait-il seulement ce que signifient ses gestes, dans mon langage ? Sa façon de se frotter à moi ? Ce n'est pas pour rien que je l'ai confondu avec une femelle en chaleur... Il est soit sous l'influence d'une terrible excitation, soit il essaye de signifier à un éventuel rival que je lui appartiens. Dans les deux cas, cela ne me plaît qu'à moitié. Je n'appartiens à personne, et pourtant... Pourtant l'idée de me promener librement à ses côtés se montre plaisante et tentatrice. La première option citée plus haut, j'ai pas vraiment envie de l'envisager... Elle me semble si étrange... Mais plus je sens l'odeur sucrée qu'il dégage, plus je ne peux m'empêcher d'y penser. Avec la très vague impression que je ne pourrais refuser une telle invitation. Et merde.

« Je ne te laisserai pas... Jamais. »

Qu'est-ce qu'il me prend de lui balancer une telle chose ?! Pourtant... Je le sens au fond de moi. Mon tigre. Il cherche depuis si longtemps une compagne... La précédente ne lui plaisait pas, elle me plaisait à moi. Elle avait su maîtriser et soumettre mon côté humain bien plus efficacement que n'importe quelle menace, avec son charisme habituel, ses doigts fins et ses lèvres si douces. Bon sang... Chaque jour, lorsqu'il m'arrive de fermer les yeux et de me remémorer mes souvenirs avec nostalgie, je sens encore le contact de cette bouche si adorable contre la mienne. Sa poitrine ferme pressée contre moi et ses bras -si minces comparés aux miens !- qui entouraient mon cou alors que nous partagions plus que des baisers... Des papillons d'amour, des miettes de désir abandonnées ici et là, des baisers parfois tout ce qu'il y a de plus chaste, parfois torrides... Et puis toujours, sous-jacent, le regret d'avoir tailladé sa chair et d'avoir aimé la sensation de son sang si chaud s'écoulant entre mes doigts. Et puis maintenant, lui... Si faible, si soumis. Sentant si bon. Assez idiot pour vouloir s'accrocher à moi. Pour peu, j'aurais du mal à le comprendre – mais je ne me comprends pas moi-même déjà pour le coup, alors bon, je peux bien me taire sur ce sujet pour une fois.

« Qu'est-ce que tu fous là toi, hein ...? » Je soupire doucement en le forçant à reculer, à s’éloigner de moi. Parce que s'il continue ainsi, je ne donne pas cher du peu de raison qu'il me reste. « Hm.. Ton nom, au fait ? »

C'est vrai que je ne lui avais pas encore demandé... Eh bien, voilà une occasion pour en apprendre plus sur lui. Tout en gardant un œil sur mes instincts animaux qui ont l'air d'apprécier tout à fait ce petit gars. Calmez-vous, vous et vos hormones déchaînées. Bande d'abrutis... Je ne comprends pas les gens qui se font manipuler aussi facilement par le sexe, le pouvoir ou l'argent. On dit les animaux sous-évolués, mais nous, nous sommes bien au-dessus de toutes ces notions pourtant si chères aux cœurs des humains. Ce ne sont que de vagues concepts ne signifiant pas grand-chose pour nous autres. Sauf le sexe, mais ça... On ne peut pas tout avoir non plus...

J'attrape sa main dans un petit soupir, blasé de mes réflexions. Ça m'arrive de trop réfléchir – et à chaque fois, j'en sors le cerveau fumant et les neurones à moitié grillés. « Viens, mieux vaut ne pas rester là... On ne sait jamais, ta connerie de tout à l'heure peut bien nous apporter de fâcheuses nouvelles de la ville. » Et sans attendre son approbation ou quoi que ce soit d'autre de sa part, je me penche un peu pour passer un bras sous ses genoux, l'autre autour de sa taille, le soulevant sans efforts apparents. C'est ça aussi, les animaux. Nous sommes bien plus forts que l'espèce minable et dépassée nommée l'Humanité. Bien que ce petit n'ait pas l'air encore trop atteint, certes...

Mon regard atteint les petits traits rosés infligés par mes griffes... Et une fois encore, le remords me prend à la gorge. Je suis vraiment un danger ambulant... Pas question qu'il reste avec moi, peu importe combien ma moitié animale peut l'apprécier. Je ferai taire mon tigre une nouvelle fois. Je lui intimerai le silence dans ma tête. Je ne me fais manipuler par personne, et certainement pas par moi-même.
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MessageSujet: Re: Don't let me go already.   Mer 26 Nov - 12:37

Don't let me go already.

Feat Haiko

Impossible pour toi de parler, de réfléchir. Tu t’accroches à cet homme, respire son odeur qui semble te faire perdre la tête au fil des secondes qui passent. Tu te vautres dans la chaleur bienfaitrice de son corps, accueille les mèches de ses cheveux mêlés contre tes paupières closes. Bon sang, tu n’as aucune idée de comment ça s’est passé, de pourquoi tu le désires autant, mais tout ça, c’est au-delà du physique, de l’attirance même de vos corps pressés. Tu te sens déjà être jaloux, possessif, violent, méchant. Tu ne le veux que pour toi, rien que pour toi, égoïste et fou de lui. Sa réponse te fait fondre, là, entre ses bras si musclés qu’il pourrait te broyer entre.

L’étreinte terminée, tu lèves un visage aux pommettes rougis vers lui, honteux de toutes les pensées, de toutes les émotions qui t’ont traversées. Tu le fixes, incrédule, ton esprit affolé et attendrit à la fois. C’est désagréable, ce sentiment, cet inexplicable besoin d’être près de lui alors que tu ne connais rien. Tu voudrais des réponses, des éclaircissements. T’a-t-il drogué, es-tu devenu fou, stupide ? C’est un coup de foudre que tu ne comprends pas, que tu ne contrôles pas, et ça te fait flipper, de te dire qu’un homme aussi dangereux que lui est maintenant en possession du petit cœur fragile autour duquel tu étais pourtant sûr d’avoir érigé les plus fortes des défenses.

Sauf que ça te fait peur, soudain. Maintenant qu’il te demande ton nom. Tu te dis que quelque chose cloche, que c’est pas sain, de tomber amoureux comme ça, sans rien connaître, sans rien comprendre de l’autre. Il te fait des promesses d’éternité et ne sait même pas comment tu t’appelles. Ça te choque. Pas lui, non. Toi. Tu te choques de voir comme il pourrait tout faire de toi rien qu’en te le demandant. Et puis la panique monte. Parce que t’es qu’un petit humain faible, que t’es pas le genre à vivre des émotions fortes et que maintenant que ça t’arrives, t’en perds tous tes moyens. C’est impossible d’effacer la nuit passée contre Haiko, à écouter son cœur battre, ses ronronnements, pour finalement le suivre dans le sommeil. C’est impossible pour toi de ne pas te rappeler la douceur de ses baisers dans ton cou, et puis celui que tu n’es pas certain qu’il t’a offert contre les lèvres.

Pourtant, lorsqu’il te soulève, te presse contre lui et te transporte précieusement, ton cœur flanche, ton esprit s’affole. Pris entre la raison et la force de tes sentiments à l’égard de l’hybride, tu te tends, fuis de ses bras et pose un pied à terre, rapidement suivit du second alors que tu recules. Tu n’as rien dit tout ce temps, ce n’est que lui qui a prit la parole et la lèvre tremblante, tu sais que c’est à ton tour, qu’il te regarde sans doute avec pleins d’interrogations lui aussi. Toutes les pensées se bousculent en ton esprit et tu t’exprimes maladroitement, le japonais devenant soudainement difficile à prononcer.

- Je… J-Je… Je me nomme Jared… et je peux marcher tout seul.

C’est tout ce que tu parviens à dire. Malgré toutes les questions, tout ce qui te traverse l’esprit, il n’y a que ces mots que tu parviens bien maladroitement à aligner. Tu te fais honte, t’es rouge, t’as chaud, et t’es un imbécile de première. Tu voudrais qu’il ne te voit jamais dans cet état et pourtant, c’est lui l’unique témoin des contradictions de ton esprit. Alors tu avances, marches devant lui dans cette direction qu’il semblait prendre. Car s’il y a bien une chose dont tu es certain pour le moment, c’est qu’Haiko, lui, il sait où il va dans cette forêt, contrairement à toi. T’y enfoncer plus loin n’est peut-être pas la meilleure idée, mais tu refuses de voir des gens débarquer et lui mettre une laisse au cou. T’es jaloux, possessif, égoïste. Tu aimerais que personne ne le voit, que personne ne lui touche et que personne d’autre que toi n’ai droit à ses caresses.

Ah mais putain à quoi tu penses !! Tu secoues vigoureusement la tête, te retournes, à peine trois mètres franchit et fait face à l’hybride. Tu fronces les sourcils, le fixe, le cœur sur le point d’exploser - oui encore, parce que c’est que ça qu’il fait quand tu regardes le gros chat blanc – et inspires profondément avant de lui avouer.

- . . .

Non, en fait, tu y arrives pas. Alors tu soupires, vaincu par ta propre faiblesse, et les muscles de ton visage se détendent doucement. Tu penches la tête, passant une main dans ta nuque pour la masser quelque peu et dire tout bas.

- Si tu as faim, j’ai des trucs dans mon sac… une fois hors de danger on pourrait manger ensemble…

Quel taré.

 

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MessageSujet: Re: Don't let me go already.   Lun 26 Jan - 13:32

Jared. Un prénom doux certes, mais absolument pas adapté à un tel endroit. Ou du moins, pas vraiment commun, Je me demanderais presque d'où il vient, pourquoi il est venu, surtout.. Parce qu'il n'a clairement rien à faire par ici. « Ici », c'est mon territoire, ma demeure, la forêt entière est ma maison. La mousse et les feuilles mortes le plus confortable des lits, le lac dont je peux entendre les légers remous même à cette distance la plus agréable des baignoires. Et ça, c'est un monde que ce petit gars ne peut pas comprendre. Trop complexe pour son petit cerveau étriqué d'humain. Est-ce que la notion de liberté veut encore dire quelque chose pour cette race-là, après tout ? Ces drôles d'animaux, qui ne prennent même plus le temps de vivre correctement, qui se croient supérieurs à tous. Je les méprise. De tout mon être.

Mais lui... Je voudrais lui ordonner de partir. Ou de rester contre moi à jamais. Lui promettre que jamais plus il n'aura à vivre une quelconque humiliation, que je le protègerai... Comme pour me faire pardonner d'avoir failli à la protéger, « Elle ». J'en suis bien conscient ; c'est tellement rare de croiser deux personnes de cet acabit en une seule vie... Des personnes qui savent exactement comment me faire tourner la tête, ce qui est très désagréable, et pourtant si bon que j'en redemanderais avec joie. Alors non, Jared. Je ne m'enfuirai plus. Tu es à moi. Peu importe que tu me détestes, que je devienne fou une nouvelle fois, que tu joues avec moi de toutes les façons possibles. Je veux bien être ton esclave à vie. Ton animal de compagnie. Ou quoi que ce soit d'autre, tant que tu me laisses me frotter contre ton corps si délicat chaque soir que nous passerons ensemble.

Mais ça, jamais je ne l'avouerai.

J'observe le corps délicat en question se mouvoir, s'éloigner de moi, et je me sens comme attiré par cette frêle silhouette qui m'oblige à la suivre bien docilement, un papillon qui veut à tout prix rejoindre la flamme d'une bougie qui l'appelle. Je ne peux pas résister. Je ne veux pas résister. Il n'a pas le droit de s'éloigner aussi délibérément... Mais le voilà qui s'arrête, aurait-il entendu mes supplications ? J'adore ce petit air concentré sur son visage. Alors j'attends simplement qu'il daigne me dire ce qu'il brûle d'envie de me dire, un sourcil haussé en signe d'interrogation, le coeur battant bien plus lentement et calmement que ce que j'aurais cru au premier abord. Tant mieux. Et son air désespéré, puis sa proposition alléchante m'arrachent un petit rire, alors que je comble de deux enjambées l'espace qui nous sépare pour venir attraper une main, que je lèche en guise de remerciement. Et sûrement aussi de docilité, mais ça, il n'a pas besoin de le savoir.

« Tu es sûr que tu ne veux pas que je te croque tout simplement ? »

Je ne peux pas m'empêcher de lui susurrer une telle question au creux de l'oreille, de l'embêter un peu. Ça me rend... Heureux, je crois. De pouvoir le taquiner avec autant de légèreté, puis me moquer de lui, car je sais bien qu'il ne restera pas de marbre.

Et un bruit interrompt le fil de mes pensées délicieuses, me fait tilter, mes oreilles s'aplatissent et un grondement sort de ma bouche presque instinctivement, faisant vibrer ma gorge d'une façon qui n'a plus rien d'humain. « Ils » sont là. Tch. Les enfoirés. Ces sales vautours, des rapaces qui guettent le moment le plus propice pour venir chercher leurs proies. Et personne ne se demande qui est la proie, entre le petit humain frêle et la grosse bête poilue et menaçante.

« Suis moi ! Jared ! »

Je l'attrape fermement par le poignet pour l'entraîner à ma suite, marchant rapidement mais pas trop pour qu'il ait le temps de suivre ; le sang afflue à mes tempes et tous mes sens semblent décuplés, c'est si grisant ! Les arbres se bousculent pour ne pas être sur mon passage, et ils ont bien raison, je leurs casserais facilement deux ou trois branches. Et puis j'atteins cet endroit de la forêt auquel je pensais, sombre, humide, le coin parfait ; j'attrape le bras du petit humain et le pousse doucement mais fermement pour le faire tomber dans cette boue qui tapisse le sol par ici. Et je m'allonge sur lui, plongeant mes mains dans cette mixture humide pour m'en badigeonner les bras, la moitié du visage et, rapidement, les jambes.

« Ne m'en veux pas, Jared, mais... » Je le fixe en me mordant la lèvre, me demandant soudainement si ce n'est pas trop rapide, de l'attirer ainsi dans mon petit monde sans aucun luxe. Je le dégoute, ainsi barbouillé de terre mouillée ? ... Oh et puis je n'en ai que faire, notre survie est bien plus importante que n'importe quoi d'autre. Enfin, la mienne. Lui survivra sans aucun doute. Alors je lui explique patiemment, tandis que doucement mes pouces tout boueux tracent de longs traits marrons le long de ses bras, et de petits cercles sur ses joues si adorables :

« On doit camoufler notre odeur. Désolé de te salir... »

Puis je m'arrête, avec un léger sourire. Couverts de boue tous les deux, il n'y a plus d'être humain, plus d'animal... Juste deux corps, sales certes, mais vivants. Et puis je me penche vers lui, le surplombant de tout mon corps. Avant de poser mes lèvres sur les siennes, épargnées par mes soins. Une envie intense, mais brève, même si j'adorerais un peu plus de temps ainsi...
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Don't let me go already.
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